Les Maurines, blog vigneron en Provence

Blog du Domaine Les Maurines à Pierrefeu (Var)

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Le 25 décembre, le jour de Noël est voué tout entier à la gastronomie. Le repas traditionnel a lieu le midi. Sur la table, on a toujours deux des trois nappes blanches et les 13 desserts. On sert des plats maigres en abondance, présage de prospérité ; et bien sûr le chapon, ou la traditionnelle dinde ou oie, toujours truffée et à la broche, ainsi que la non moins traditionnelle bûche de Noël.

C’est aussi l’occasion d’apprécier les apéritifs à base de noix, d’orange ou de pêche dont chaque famille provençale conserve précieusement le secret de fabrication.

L’abondance et l’ambiance festive font que le repas se prolonge généralement fort tard dans l’après-midi. Aussi, le soir, on proposera simplement la soupe à l’ail (aïgo boulido).

En Provence, le lendemain de Noël est fêté et on ne travaille pas : sur la dernière nappe blanche, on termine les restes de carde, de morue, de dinde et des treize desserts. L’après-midi est consacré à la visite chez les amis ou à la promenade dans les collines.

Mais l’ambiance, l’esprit de Noël, installés dans les maisons depuis la sainte Barbe ne vont pas s’évanouir aussitôt. Les fêtes calendales (ainsi nommées par Mistral, parce que la fête païenne des calendes de janvier fut adoptée par les chrétiens et confondue avec celle de la nativité du Christ) ne se termineront qu’avec la Chandeleur. D’ici là, il est encore possible d’aller écouter la pastorale ou admirer les crèches.

Les festivités du Jour de l’An : les provençaux ne boudent pas cette fête païenne, ils n’y adhèrent pas plus, ni moins, que les autres français, l’absence de référence religieuse la privant de tradition.

Après Noël, la fête importante, c’est le 6 janvier, jour de l’Épiphanie. Ce jour-là, arrivent les rois mages : Melchior apporte de l’encens, Gaspar de l’or et Balthazar la myrrhe. Comme les bergers le soir de Noël, ils ont cheminé pour venir adorer l’enfant Dieu. Seulement, ils sont en retard car un de leurs chameaux boitait (dixit la pastorale). On a fini les treize desserts mais on va tout de même leur faire un gâteau !

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En Provence, le gâteau des Rois a une seule forme : une couronne de pâte briochée parfumée à la fleur d’oranger, garnie et recouverte de fruits confits d’Apt. Sa consistance en fait plus un goûter qu’un dessert. Le gâteau des Rois accompagne les goûters et veillées pendant tout le mois de janvier, jusqu’à la Chandeleur. Dans la pâte, le boulanger cache une fève (haricot plat sec) et un sujet (miniature en porcelaine). Le convive qui trouve le sujet offrira le prochain gâteau et celui qui trouve la fève se chargera du vin (Muscat) pour l’accompagner. Ainsi, de veillée en veillée, de maison en maison, chacun fait admirer sa crèche.

La Chandeleur clôture le cycle calendal. C’est le 2 février que l’on défait la crèche et que l’on range les santons dans leur boîte pour « l’an que vèn ». On mange ce jour-là des crêpes à la fleur d’oranger, que l’on a pris soin de faire sauter avec un louis d’or dans la main, porte-bonheur et signe de richesse future.

Ces deux mois de fêtes calendales sont toute l’histoire et la richesse du peuple provençal : amour, sincérité et traditions.

Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes !

Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines

Table du gros souper

Nous voilà le 24 Décembre.

Dans la maison, l’ambiance est installée, dans la crèche il ne manque plus que le petit Jésus. Avant d’ouvrir la nuit de Noël, il est de tradition de faire participer les animaux domestiques aux réjouissances en doublant les rations.

La table, belle et accueillante, est l’élément principal de la pièce. Elle est recouverte de trois nappes blanches, posées de la plus grande à la plus petite, qui rappellent la Sainte Trinité. La table est mise pour trois jours ; après chaque repas, les coins sont relevés afin d’éviter que les esprits n’y grimpent pour jeter des sorts. Sur la table, trois bougies (ou trois chandeliers) symbolisent Jésus, Marie et Joseph. Le blé de la Sainte Barbe trône au milieu des treize desserts déjà en place, et on prévoit toujours un couvert supplémentaire pour le pauvre.

Avant de passer à table, c’est l’allumage rituel de la bûche de Noël. Le « cacho fio », symbole de la vieille année qui s’achève et de la nouvelle qui commence, est accompli par le plus ancien de la famille « lou gran » avec le plus jeune « lou cago nis ». On choisit une belle bûche de chêne ou d’arbre fruitier mort dans l’année de mort naturelle. Ensemble, ils font trois fois le tour de la table en portant cette bûche, nouée d’une écharpe de satin. Puis ils la déposent dans la cheminée et la bénissent en l’aspergeant trois fois d’un verre de vin cuit et en disant ces paroles sacrées :

Alegre ! Alegre ! mis beùs enfant Diéu nous alegre ! Eme calendo, tout bèn vèn ! Diéu nous fague la gràci de vèire l’an que vèn ! E se noun sian pas mai, que nous fuguen pas mens ! (paroles de réjouissance, demandant à Dieu la grâce de voir l’année qui vient et « si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins ! »)

Le gros souper ouvre la nuit de Noël avec ses sept plats maigres (référence aux sept douleurs de la Vierge Marie) dont, piliers immuables, le tian de morue aux épinards et les cardes à la provençales à la sauce aux truffes. La famille part ensuite à la messe de minuit, sans débarrasser la table, pour que les âmes de ses morts puissent se restaurer.

En Provence, la messe de minuit est précédée du pastrage, une procession rythmée par galoubets et tambourins où bergers, paysans et gens du village viennent avec leurs offrandes recevoir Jésus. Ils chantent en « lengo nostro » les Noëls provençaux, ces chants profanes des pèlerins, où se mêlent ferveur religieuse et récits des affres rencontrés en chemin.

Au retour de la messe de minuit, les enfants installent Jésus entre Joseph et Marie dans la grotte de la crèche et les cadeaux sont distribués.

Enfin, on s’attable devant le repas gras, une abondance de mets, gibiers, rôtis et au moins sept vins de Provence différents. Un repas à damner un saint… n’est-ce pas pour courir à ce repas gras (et à sa perte) que dom Balaguère avait proprement « expédié » Les Trois Messes basses ? C’est du moins ce que raconte Alphonse Daudet…

Les treize desserts sont sur la table dès avant le gros souper et y resteront pendant les trois jours de fête, même lorsqu’après le repas gras on retire la troisième nappe ou quand le soir du 25 Décembre on retire la seconde. Tradition née à Marseille au début du siècle dernier, les treize desserts symbolisent le Christ et les douze apôtres.

Il est impératif d’y faire figurer la pompe à l’huile (ou Gibassier, sorte de fougasse), tout comme le nougat, noir de préférence, et les 4 « mendiants » qui symbolisent les quatre grands ordres mendiants en référence à la couleur des robes des moines : les figues sèches (Franciscains), les raisins secs (Dominicains), les amandes (Carmes), et les noix ou noisettes (Augustins). Pour les autres, le choix sera limité aux produits du terroir, selon ce dont chaque famille peut disposer : pommes, poires, melon d’hiver, raisin blanc, châtaignes, fruits confits, confitures (de méréville), pâte de coing ou encore confiseries et pâtisseries faites à la maison, avec les produits locaux, comme les oreillettes ou les calissons… Seule exception hors terroir autorisée, les « fruits d’or » : dattes, mandarines et oranges (importés à Marseille !) et dont la connotation exotique évoque les rois mages.

Le jour de Noël est déjà commencé… Nous en parlerons, ainsi que des autres traditions car Noël en Provence dure encore un mois !

Cécile d’Orthozen, pour Domaine Les Maurines.

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Noël, en Provence, est la plus belle fête de l’année, la plus solennelle, pétrie de traditions.

Tout commence le 4 décembre, jour de la Sainte Barbe. Ce jour-là, chaque famille sème du blé ou des lentilles dans des soucoupes tapissées de coton. Ces graines vont germer (signe que les récoltes seront abondantes) et donner naissance à une touffe de verdure d’une vingtaine de centimètres de haut, que l’on réservera aux lieux sacrés de la maison : la crèche et la table du gros souper. Le blé de la sainte Barbe symbolise la renaissance de la nature.

C’est à ce moment-là que l’on installe la crèche et que se jouent les pastorales.

Si la mise en scène d’une crèche vivante fut réalisée par Saint François d’Assise dès 1224, cette manifestation ne deviendra populaire qu’au XVIème siècle. Elle n’apparaît alors que pendant la messe et se complète en Provence, dès le XIVème siècle, par des mystères, saynètes théâtrales qui évoquent en « lengo nostro » la marche à l’étable et la pieuse dévotion au nouveau né. Les bergers (lei pastre) en sont les principaux personnages, d’où ce nom de pastorales.

Petit à petit, sous l’impulsion d’auteurs inspirés, les pastorales de Noël sont devenues de véritables « comédies musicales », mettant en scène de nombreux personnages autour de la Nativité. C’est donc assez naturellement qu’elles ont été repoussées à l’extérieur des églises.

La plus connue, la pastorale Maurel, met en scène avec un dialogue naïf et satirique, en langue provençale, un pèlerinage improvisé, véritable course au miracle. Comiques, attendrissants et surtout terriblement humains, les personnages de la pastorale sont chers au cœur de chaque famille provençale et trouvent leur représentation dans la crèche. Les pastorales sont encore de nos jours bien présentes et bon nombre de spectacles sont montés chaque année par des groupes amateurs.

Quant à la crèche elle-même, c’est à la Révolution, avec l’interdiction des messes de minuit et des crèches dans les églises, que l’on doit l’initiative marseillaise d’installer des crèches dites publiques. En découla l’usage de faire une crèche dans chaque foyer.

Dans la crèche, le décor tapissé de mousse est le village provençal adossé aux collines. Les santons (dont le nom « santoun » signifie « petit saint ») représentent les personnages de la Nativité bien sûr, mais aussi tous ceux qui viennent les adorer : les personnages de la pastorale (les bergers, le ravi, le meunier, le boumian, la poissonnière…), ceux de la vie quotidienne (le maire, le curé, le garde champêtre, l’amoulaïre, le caveur de truffes…) et aussi ceux propres à l’histoire familiale de chacun.

L’ancêtre des santonniers est sans conteste ce moine capucin marseillais, bon sculpteur, qui au XVIIème siècle reproduit, pour le peuple, les personnages de la crèche de son couvent, en statuettes en bois de petite dimension. Mais c’est au début du XIXème siècle que les premiers maîtres santonniers créent le véritable santon provençal, en argile.

Le 13 décembre, on fête la Sainte Luce. Le jour croît du saut d’une puce : c’est le premier sursaut de l’hiver. Pour l’apprivoiser, on cueille le gui et le houx, ornements sacrés depuis la nuit des temps (pas uniquement chez les Chrétiens d’ailleurs) et l’on en décore la maison. Pour conjurer les mauvais sorts de l’hiver, on allume des lumières (bougies, lampions…) à sa fenêtre. Cette tradition des lampions est parfois déplacée au 8 décembre, pour la fête de l’Immaculée Conception.

Voilà, la crèche est installée dans la maison, le blé de la Sainte Barbe a commencé à germer… C’est une atmosphère recueillie et joyeuse qui se met en place pour attendre en famille la merveilleuse veillée de Noël.

Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines

Pour en apprendre plus sur nos traditions de Noël, voici une brochure très complète à télécharger

Voici également la liste des santonniers du Var, le calendrier des principales foires aux santons du département ainsi que des pastorales sur l’incontournable site visitvar.

Obligatoire depuis 2005, une mention légale apposée sur l’étiquette des bouteilles de vin suscite quelques émois et mérite qu’on s’y attarde un peu… « Contient des sulfites » : pourquoi cette mention ?

L’obligation européenne d’étiquetage relative aux substances allergènes oblige à signaler la présence dans les vins d’anhydride sulfureux et de sulfites en concentrations supérieures à 10 mg/litre.

Pourquoi y a-t-il des sulfites dans le vin ?

Utilisés depuis toujours, les sulfites ont un rôle antiseptique, contrôlent les développements de micro-organismes et fixent l’oxygène présent dans le vin. Ils le préservent ainsi de l’oxydation, du vieillissement prématuré et de certaines odeurs désagréables générées par les levures. Le soufre est employé par tous les producteurs, même dans les vignobles bio.

A quel moment sont-ils ajoutés ?

On peut ajouter des sulfites dans la cuve sitôt le raisin récolté, pour contrer l’oxydation. On aseptise également les barriques et tout le matériel à la mèche de soufre. On peut également employer des sulfites pour arrêter la fermentation car ils stoppent l’action des levures. En général, ils sont assimilés, transformés, dégradés ou évaporés au fil du processus. Les sulfites qui inquiètent le plus les consommateurs sont ceux ajoutés au moment de l’embouteillage pour protéger le vin lors du transport et permettre sa conservation.

Quel danger représentent les sulfites ?

Les sulfites ne causent pas une véritable réaction allergique, mais les rares personnes qui y sont sensibles peuvent éprouver des réactions similaires à celles associées aux allergies alimentaires et une difficulté à respirer en cas d’asthme. Il est à noter que ces personnes auront le même problème avec une centaine de produits alimentaires courants (céréales, charcuteries, fruits secs, fruits de mer…).

Quelle est la quantité de sulfites admissible ?

Cette question est un gros point d’achoppement. Le législateur se contente de mettre en garde les personnes allergiques, mais beaucoup de professionnels voudraient aller plus loin en faisant mentionner la quantité de sulfites et donner ainsi un critère de qualité. En effet, s’il est exceptionnel de trouver un vin sans sulfites, on peut trouver des différences de quantité de sulfites dans la proportion de 1 à 8 entre deux vins. Pour information, des teneurs de l’ordre de 100 mg/litre sont considérées comme faibles : il n’y a pas plus de sulfites dans un litre de vin de ce type que dans 50 grammes d’abricots secs.

Les limites maximales imposées par les normes CEE sont de 160 mg de SO2/ litre de vin pour les vins rouges, et 210 mg de SO2 / litre de vin pour les vins rosés. Au Domaine les Maurines, nous prenons grand soin de limiter nos ajouts de SO2 le plus possible pour atteindre une moyenne entre 70 et 80 mg/l de SO2 dans nos vins rouges, et entre 90 et 110 mg/l dans nos vins rosés. C’est certain, aucun risque de mal de crâne après avoir bu les vins Les Maurines !

Existe-t-il des vins sans sulfites ?

Non, car la fermentation elle-même produit des sulfites. Concernant les ajouts par les producteurs, ceux qui ont tenté l’expérience du « sans soufre » ont renoncé ou se limitent à une production marginale. Sans soufre, le vin est très instable, il doit être fermé par une capsule inox, transporté et stocké comme un produit frais. Il voyage très mal et le gaz carbonique résiduel peut faire redémarrer la fermentation à tout instant. Quant aux méthodes de substitution, elles sont (en l’état actuel de la recherche) plus pénalisantes pour le vin que le soufre.

En existe-t-il avec peu de sulfites ?

Certainement. On peut citer les vins un peu âgés où les sulfites se sont combinés et donc atténués, les vins rouges, où le rôle antioxydant du soufre est tenu par les tanins, mais il existe d’autres repères. Par exemple un raisin cueilli à la main est moins abîmé en arrivant à la cuve et nécessite moins de soufre à ce niveau. Mais là, il faut connaître la façon de travailler du vigneron !

Alors que faire ?

  • Savoir : le soufre est utilisé dans la vinification depuis la nuit des temps et le sera certainement encore longtemps. La mention « Contient des sulfites » est à peu près aussi banale que « Contient du raisin ».
  • Attendre : si cette législation évolue vers un étiquetage des quantités de sulfites, vous pourrez repérer les vignerons qui en abusent. D’ici là, privilégiez les petits producteurs, les propriétaires-récoltants, les vins mis en bouteille au domaine, comme nos vins rouges et notre vin rosé, qui seront a priori moins chargés en sulfites car moins sujets à l’altération par le transport.
  • Déguster sans arrière-pensée : si les sulfites du vin tuaient, il n’y aurait plus grand monde pour s’en inquiéter !
Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines


Retrouvez-nous jusqu’à dimanche à La Seyne-sur-Mer sur le Salon Esprit du Vin et de la gastronomie, qui s’installe le temps d’un week-end dans un lieu chargé d’histoire à l’architecture remarquable: le Fort de l’Eguillette, qui appartient toujours à la Marine Nationale et sera spécialement ouvert au grand public pour l’occasion.

Quelle bonne idée d’associer patrimoine architectural et gastronomie française, pour un salon grand public de qualité, où tous les sens sont sollicités:

- tout d’abord la vue, avec le panorama majestueux sur toute la rade de Toulon, puis l’architecture de ce fort imposant, construit au XVIIème siècle entre 1671 et 1680, qui fait l’objet depuis 1997 d’une importante opération de restauration, menée par une association de chantiers de réinsertion. A l’occasion du salon, le fort est superbement  mis en valeur par un éclairage spécifique et subtilement mis en scène par la décoratrice marseillaise Aude Touati (ATsouhaits) . Elle crée pour l’évènement une ambiance unique à la fois tendance et très naturelle, d’harmonieux tableaux qui soulignent discrètement l’architecture du fort, de poétiques espaces de détente et de partage. Tout est pensé pour le bien-être des visiteurs, et l’on ne peut être que charmé par le soin manifeste apporté aux petits détails.

- le goût bien sûr, puisque ce sont une quarantaine de producteurs qui se sont déplacés de toute la France, pour vous faire déguster leur production et découvrir leur savoir faire. Pour accompagner vos dégustations de vin, prenez le temps de vous arrêter aux stands de produits du terroir: charcuterie, fromages, et – période de fêtes oblige- vous trouverez bien sûr plusieurs stands de champagne, des producteurs de foie gras, ainsi qu’un espace chocolats.

- l’odorat, très sollicité par toutes ces spécialités gastronomiques françaises, et des vins au nez très différent suivant les appellations.

- une ambiance sonore très « lounge »  vous aidera à mieux vous imprégner de l’ambiance très particulière de ce lieu magique.

- plusieurs espaces détente aménagés avec des fauteuils et quelques tables permettent de découvrir le salon et le fort à son rythme. Et de se restaurer sur place. Des animations éducatives gratuites sont proposées également: laissez-vous tenter par les séances d’initiation à l’oenologie avec un sommelier qui cheminera avec vous au gré des stands et des appellations  et vous apprendra à mieux décrire et goûter un vin blanc, rosé ou rouge, et vous suggérera les meilleurs accords avec des spécialités gastronomiques.

Vous pourrez bien sûr déguster sur notre stand nos vins rouges et vins rosés Côtes de Provence, pour les fêtes nous avons préparé tout spécialement des paniers gourmands et  coffrets cadeaux prêts à offrir. Nous vous proposons même du vin chaud.

Si vous n’aviez rien prévu ce week-end, laissez-vous tenter par cette expérience sensorielle unique en son genre qui séduira petits et grands gourmands, tout comme les amateurs de beaux paysages, de patrimoine et de photo. Assurément une belle idée de sortie qui plaira à toutes les générations !

Horaires:

vendredi 3 décembre: 15h00-21h30

samedi 4 décembre: 10h-20h

dimanche 5 décembre: 10h-18h

Plus d’images de l’évènement sur notre album en ligne Picasa

L’étiquette d’un vin : quelques centimètres carrés d’élégance pour une mine d’informations

L’étiquetage d’une bouteille de vin respecte une règlementation stricte; et de façon plus ou moins cryptée, on y retrouve de nombreux éléments pour juger de la qualité du vin : son origine, son terroir, ses conditions de vinification, de manipulation, son temps de garde, et bien d’autres paramètres.

Les mentions obligatoires à faire figurer sur une étiquette de vin

Les informations suivantes suffisent légalement à la mise en vente d’un vin :

Les plus connues :

• La teneur en alcool – ci-dessus « 12.5% Vol » -
permet d’apprécier le caractère alcooleux du vin. Les vins de Provence, et en particulier les vins du Var rosés et blancs, sont des vins secs et fruités. Les vins doux du sud ouest, eux, présentent une forte concentration en sucre, due notamment à des vendanges tardives ( par ex. Jurançon). Il existe en effet une corrélation entre la richesse en sucres et le degré d’alcool du vin: Pasteur a démontré que les levures utilisent 17 g de sucres pour produire 1 % vol. d’alcool.

• Le pays d’origine – ci-dessus « Produit de France »

• Le volume – ci-contre 1, 5 l, il s’agit d’une étiquette de magnum

• Le N° identification du lot : permet la traçabilité du vin en tant que denrée alimentaire

• Les mentions spéciales d’ordre sanitaire : « contient des sulfites » depuis 2005, et depuis 2007 le pictogramme concernant les femmes enceintes.

Les plus cryptées :

Les nom et adresse de l’embouteilleur : « Mis en bouteille au Domaine» signifie que tout le raisin provient du domaine viticole et a été vinifié sur place. L’usage des mots «domaine », « propriétaire-récoltant » ou « viticulteur » est très règlementé, et strictement réservé aux propriétaires de vignes.

• La catégorie – ci-contre AOC ou Appellation Côtes de Provence contrôlée : trois lettres correspondantes, selon la hiérarchie suivante, au :

- vin de table (VDT)

- vin de pays (VDP) appelés officiellement depuis le 1er août 2009 IGP (Indication Géographique Protégée) pour une raison d’harmonisation européenne des appellations.

- vin d’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC), ces derniers pouvant faire figurer le nom de l’appellation à la place du mot « origine ». L’AOC garantit qu’un vin est représentatif de son appellation, pour laquelle le vigneron a du respecter un cahier des charges précis et les traditions régionales. Ce gage de qualité est donné par un institut national (INAO) qui édicte et fait respecter une multitude de règles strictes, propres à chaque région vitivinicole. Son équivalent européen est l’AOP (Appellation d’Origine Protégée).

Les mentions facultatives sur une étiquette de vin

• Le nom du vin, la marque

• La cuvée, qui désigne un lot de vin différencié par le vigneron, par une mise en bouteille spéciale.

• Le millésime, qui indique l’année de la vendange dont est issu le vin et détermine le début de la période de garde.

• Les nom et adresse du propriétaire récoltant

• Les distinctions, médailles et classements

• La couleur du produit : vin rosé, vin rouge

• Le cépage : mention interdite pour les AOC françaises, la répartition des cépages entrant dans la définition même de l’AOC. Quelques vignobles, où le nom de cépage est le nom du vin, bénéficient d’une exception (par exemple Riesling ou Gewürztraminer).

• On parle de vin bio ou de vin issu de l’agriculture biologique lorsque la vigne est cultivée sans produit phytosanitaire de synthèse (règlement spécifique et autonome).

Toutes ces mentions doivent être vérifiables. Elles peuvent éventuellement figurer sur la contre-étiquette. De plus en plus répandu, ce petit espace supplémentaire au dos de la bouteille, permet souvent au vigneron de prodiguer quelques conseils de conservation et de dégustation. Elle permet parfois un subterfuge bien utile aux graphistes pour composer une étiquette accrocheuse et disposer de plus d’espace créatif: les mentions légales peuvent être toutes regroupées sur la contre étiquette (légalement il faut qu’elles apparaissent dans le même champ visuel), ce qui permet de conserver l’intégralité de la surface de l’étiquette pour la composition graphique.

Les américains ont accès à une application Ipad qui scanne l’étiquette de la bouteille pour la comparer à une base de données commentée, et certains restaurants commencent à remplacer leur carte des vins par un Ipad où défilent les étiquettes présentes en cave.

Preuve s’il en fallait que l’étiquette est véritablement la carte d’identité du vin. Faute d’avoir un sommelier sous la main, il est bon de savoir la décrypter…

Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines

Avis autorisés et scientifiques le reconnaissent : le vin rouge est bon pour la santé. Pourquoi cet aveu est-il si coupable ? Parce que le vin est un véritable paradoxe, pas seulement dans les effets de sa consommation, mais déjà lorsqu’il s’élabore.

Nous l’avons vu, parmi tous les composants bénéfiques des vins rouges se niche un intrus : l’alcool. Mais c’est justement parce que le vin est alcoolisé qu’il possède toutes ses vertus ! Pendant la fermentation puis la maturation, les sucres mutent en molécules d’éthanol tandis que la peau et les pépins génèrent les molécules polyphénols dont le fameux resvératrol. Rappelons au passage que le vin rouge est celui qui présente la teneur en polyphénols la plus élevée avec un bonus pour les vins de culture biologique (en moyenne deux fois plus de
resvératrol que les vins conventionnels).

Pour les anti alcool convaincus, sachez qu’on trouve des polyphénols dans d’autres aliments.
Vous pouvez, au quotidien, remplacer les deux verres de vin rouge salvateurs par, au choix : 100 g de chocolat noir, 200 g de fraises, une quinzaine de tasses de café, quelques litres de thé vert ou … dix litres de jus de raisin !

Mais revenons au vin. Peu alcoolisé, il est avant tout un aliment et consommé en tant que tel, au cours des repas, il libère tous ses bienfaits.

C’est un autre paradoxe du vin. Sa consommation est liée à la fête et au plaisir, ce qui accroît ses qualités de dimension psychosociale : prévention de dépressions et autres troubles liés à l’anxiété, renforcement des solidarités familiales et collectives.

Alors, ami ou ennemi ?

La communauté scientifique est divisée, bien consciente que parvenir à synthétiser le resvératrol en gélules n’en fera jamais une médication aussi performante ni aussi facile à administrer qu’un verre de vin rouge entre amis.

Le débat porte actuellement sur le seuil : combien de verres de vin rouge préconiser/autoriser ? Affaire à suivre… On parle aujourd’hui (avec d’énormes pincettes) de un à trois verres de 10 cl par jour. Pas de quoi rouler sous la table !

Les américains autorisent désormais sur les étiquettes de vin, la mention des bienfaits pour la santé. La Chine et le Japon, pourtant peu ou pas concernés en tant que producteurs, suivent cette tendance.

En France, depuis deux mille ans, boire du vin relève de l’acte culturel et fortifie le lien social : on a le terroir dans les gènes. Il est peu plausible que la reconnaissance des bienfaits du vin rouge génère spontanément une population d’alcooliques.

Alors, souvenons-nous que selon Pasteur «le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons » et qu’au pays de Brillat-Savarin « la gourmandise est ennemie des excès », pour consommer en toute raison un produit bien français et plein de bienfaits : le vin rouge. Et encore mieux, notre bon vin rouge de Provence !

Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines

Pour parler de notre vin rouge Les Maurines, je laisse aujourd’hui la parole à Cécile Lemarchand, membre elle aussi de l’association des « mompreneurs » (mamans chef d’entreprise), association bien connue des lecteurs assidus de ce blog.

Comme moi, Cécile est très attachée aux produits du terroir et cherche à promouvoir une production artisanale et locale. Sur sa boutique en ligne de produits fermiers du Périgord, elle vous fait découvrir sa sélection de produits authentiques de qualité, dénichés auprès de petits producteurs périgourdins. Elle suggère de nombreuses recettes pour accomoder ces spécialités locales sur son blog, ainsi que des idées d’excursions et visites dans le Périgord.

 » Bonjour à tous et merci à Alexandra et Stéphane de m’accueillir sur leur blog. Je suis Cécile, maman de 2 petits garçons de 2 et 1 ans et fondatrice de La Boutique du Périgord, vente en  ligne de produits fermiers et artisanaux du Périgord : foie gras, plats cuisinés, miel, produits de noix, coffrets cadeaux…

En matière de vin,  j’ai toujours eu une attirance particulière pour les blancs , en particulier les moelleux (un Monbazillac avec une tranche de foie gras, humm…). Mais  j’apprécie également un bon rosé bien frais avec un classique, le barbecue ! Je me suis mise tardivement au vin rouge, d’abord uniquement pour accompagner le fromage, mais à présent, c’est pour moi un réel plaisir de choisir et déguster un vin rouge avec un bon petit plat.

J’ai eu la chance de découvrir le rosé Les Maurines au Printemps des Mompreneurs. J’avoue l’avoir particulièrement apprécié. Je me suis donc laissée tenter par le vin rouge Les Maurines 2009. Plutôt habituée aux vins du Sud Ouest, qui sont généralement assez charpentés,  je trouve le vin rouge Les Maurines plutôt léger. Je pense qu’il peut plaire à de nombreuses femmes qui cherchent comme moi une alternative aux vins rouges puissants et tanniques et se laissent plutôt séduire par des vins subtils, porteurs d’une palette aromatique complexe, de tannins fondus et d’une structure souple. 

Je vous propose pour accompagner le vin rouge Les Maurines un Parmentier au confit de canard dont voici la recette :

Ingrédients pour 4/5 personnes:

 Préparation :

Eplucher les pommes de terre et les faire cuire une vingtaine de minutes dans de l’eau salée.

Mettre les cuisses de canard dans un plat allant au four. Enfourner 10 minutes afin de retirer l’excès de graisse. Laisser  refroidir.

Une fois les pommes de terre cuites, les passer au mixer en ajoutant le lait, le jaune d’œuf. Saler et poivrer.

Emietter les cuisses de canard (en ayant pris soin de retirer la peau) au dessus du plat de service (ou dans des ramequins individuels). Recouvrir de purée et de chapelure.

Passer au four 5 à 10 minutes pour réchauffer et faire dorer.

Les gourmands peuvent aussi rajouter un peu de gruyère râpé dans la purée.

J’espère vous avoir donné envie avec cette recette périgourdine simple et rapide qui peut se préparer même lorsque vous avez des invités à l’improviste !  »

Merci Cécile pour cette sympathique recette !

En cette période de fêtes de fin d’année qui approchent,  n’hésitez pas à aller faire un tour sur la boutique du Périgord pour vos commandes de foie gras et spécialités périgourdines… 

La sagesse populaire a toujours attribué au vin rouge des vertus reconstituantes rarement contredites.

Selon le docteur Maury, tous les vins contiennent des sels minéraux (calcium, silice, fer, magnésium…) en quantité variable selon les cépages. Il en déduit, outre l’excellence de tous les vins rouges contre l’anémie, une liste assez considérable d’affections mises à mal par une consommation (raisonnable) de vin. Jugez plutôt : dépression, diabète, eczéma, ménopause, allergies, aérophagie, bronchites, infarctus, coronarite, diarrhées, hypertension, spasmophilie, hypoglycémie, hypotension et même ulcères de la peau. Ajoutons-y des qualités préventives, stimulantes et reconstituantes… vous n’entrerez plus jamais dans une pharmacie !

Plus récemment, différentes sources scientifiques ont rendu des communiqués concluant, à partir de nombreuses enquêtes d’épidémiologie, aux bienfaits du vin rouge contre les principaux fléaux de notre époque.

o Le cancer
La relation entre la consommation de vin rouge (modérée bien entendu) et la diminution des risques de cancers, est désormais reconnue. Des effets spectaculaires sont constatés : réduction de 60% des risques de cancer du poumon chez des fumeurs buvant un ou deux verres de vin rouge par jour. La formation, la progression et même la résistance des cellules cancéreuses aux traitements suivent un processus biologique que les antioxydants contenus dans les vins rouges sont capables de freiner significativement. Lors de radiothérapies suivant un cancer du sein, les femmes ayant une consommation modérée de vin ont moins d’effets indésirables que les femmes qui n’en boivent pas.

o Les maladies cardio-vasculaires
Il existe une corrélation entre la quantité de vin rouge bue quotidiennement et le taux d’accidents cardio-vasculaires. Cela peut surprendre : moins on boit de vin, plus les risques d’infarctus sont élevés ; c’est le « French Paradox ». Le vin pourrait diminuer de 40% les risques d’infarctus du myocarde et de 25% les risques de thromboses vasculaires cérébrales.

o L’obésité
Chez les femmes de plus de 39 ans qui boivent deux à trois verres de vin par jour, le risque de surpoids baisse de 30% par rapport aux abstinentes. Attention toutefois, à l’effet Cendrillon : à 50 ans pile, ça ne marche plus !

o La maladie d’Alzheimer
Le vin diminuerait les troubles de la mémoire. Le risque de démence sénile est réduit de 85% chez les personnes buvant un verre de vin par jour par rapport à celles qui n’en prennent pas.

o Et aussi…le vin allongerait l’espérance de vie.

Les hommes qui boivent un verre de vin par jour vivraient 3.8 années de plus que ceux qui n’en boivent pas.

Pour autant, nous ne traitons pas d’un médicament, mais voici bien d’excellentes raisons de goûter un peu de notre vin rouge de Provence et d’en consommer régulièrement avec modération !

Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines

S’il est un produit de la terre qui accompagne l’histoire de l’humanité depuis toujours, avec une connotation bénéfique, c’est bien le vin et surtout le vin rouge. Noé lui-même tâtait de la dive bouteille, et l’on sait quel âge… patriarcal l’homme a atteint !

Chacun sait confusément que le vin rouge est bénéfique. Mais personne ne sait réellement d’où il tient cette conviction. Et notre époque étant ce qu’elle est… nul n’osera rien avancer sans l’aval de la science !

Consultons donc l’analyse.

Chimiquement, le vin est un alcool comme les autres. Il contient la fameuse molécule d’éthanol qui caractérise les boissons alcoolisées et se voit donc voué aux gémonies par tous les ministres de la santé (et même les autres).

On ne saurait toutefois résumer le vin à cette seule molécule responsable de l’ivresse. Le vin rouge, boisson simple et naturelle, est paradoxalement un véritable cocktail de plusieurs centaines de substances chimiques. Outre la fermentation des sucres qui produit l’alcool, toutes les phases de la vinification puis de la maturation enrichissent le vin de multiples acides et arômes ; des molécules s’élaborent, dont des fameux polyphénols.

La structure chimique des polyphénols leur permet d’empêcher la formation de radicaux libres agressifs pour les cellules de l’organisme : ce sont des antioxydants. En tant que tels, ils protègent les parois des vaisseaux sanguins, diminuent leur perméabilité et ont une action favorable sur le taux de cholestérol.

Sans tomber dans un débat trop technique, sachez encore que :

Ø     Le vin rouge contient deux fois plus de polyphénols que le vin blanc ou le vin rosé.

Ø     Le tanin, la couleur rouge du vin, est dû aux delphinidines, molécules polyphénols de type flavonoïde considérées par l’Inserm comme bénéfiques.

Ø     Le resvératrol, polyphénol non flavonoïde, était désigné par le passé comme l’élément « santé » du vin.

Ø     Enfin, selon des études récentes, les procyanidines ont des propriétés antioxydantes et vasodilatatrices bien supérieures à celles des autres polyphénols ; or de nombreux vins rouges sont mille fois plus riches en procyanidines qu’en resvératrol.

Bien qu’en termes savants et un peu barbares, la science conforte donc le gourmet : le vin rouge est bon pour la santé !

Une preuve ? Voici une vingtaine d’année, une constatation : les habitants du Sud Ouest de la France, connus pour leur alimentation épouvantablement saturée en graisses et leur solide consommation de vin, présentent des taux de cholestérol étonnamment faibles et moitié moins d’infarctus du myocarde qu’aux États-Unis. Après avoir tout analysé, force fût d’admettre les bienfaits du vin rouge sur le système cardiovasculaire. C’est le très officiel « French Paradox »…

Prochainement, nous reviendrons vous en dire plus sur les bienfaits des vins rouges, et donc de notre vin rouge de Provence Les Maurines !

Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, sachez apprécier, et consommez avec modération.