Les Maurines, blog vigneron en Provence

Blog du Domaine Les Maurines à Pierrefeu (Var)

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Moment de partage par excellence, le barbecue rime avec vacances et convivialité, elles-mêmes indissociables d’une dégustation de vin rosé ! Quelques conseils pour goûter tout cela au mieux :

Prévoyance

Vous pensez, avec raison, qu’un barbecue est la solution idéale pour profiter de vos invités sans passer des heures en cuisine. Un minimum de préparation peut toutefois vous éviter bien des déboires. Exemples :

• Placer le barbecue avant de l’allumer ! Pas trop près de la cabane de jardin ni des hortensias.
Sol en épines de pin fortement déconseillé. A contrario, si vous vous réfugiez sous le patio, gare au carrelage de terre cuite qui supporte très mal les tâches de graisse.
• Alimenter le barbecue : électricité, gaz, bois ou charbon de bois, un minimum de combustible est nécessaire, si, si ! Dans les deux premiers cas, pensez qu’ils ne sont pas encore disponibles en milieu naturel !
• Préparer les grillades : il est très rare qu’une pièce de bœuf se découpe et s’embroche toute seule ; quant aux oignons et poivrons, ils sont carrément hostiles à l’exercice. Mieux vaut les mettre au pli à l’avance !
• Savoir quoi boire : il fait chaud, et même très chaud aux abords du barbecue ; le temps nécessaire pour obtenir une bonne braise est on ne peut plus variable, mais généralement longue. Face à un apéritif qui risque de s’éterniser, les alcools forts sont à bannir. Débouchez donc une (pour commencer) bouteille de vin rosé AOC Côtes de Provence. Tout en ce vin se prête à ce moment de convivialité. Il vous accompagnera avec bonheur tout au long de la soirée. Bien entendu vous aurez soin de mettre votre vin rosé à rafraîchir pour le déguster à la température idéale.

Organisation

Cuisiner et manger à l’extérieur peut vite se transformer en cauchemar peuplé d’allers-retours et de frayeurs diverses. Pour y couper, vous veillerez à :

• Préparer sur des plateaux tout ce qui doit se retrouver sur la table dehors (couverts, sauces, olives, salades, serviettes…) et prohiber (y compris pour les invités) tout trajet « à vide ».
• Laisser un tire-bouchon sur le réfrigérateur. Ainsi, chaque fois que vous viendrez chercher une bouteille de vin rosé frais à point, vous l’ouvrirez sans vous énerver ni le secouer.
• Désigner un « grand prêtre du feu ». L’intérêt n’est pas seulement de flatter l’ego. Le maître se trouve investi de suffisamment d’autorité pour éloigner les jeunes enfants et de suffisamment de responsabilité pour garder un œil attentif sur le brasier. La fonction mérite des égards. Proposez-lui régulièrement un verre de vin rosé bien frais !
• Tenir près de l’engin : un seau d’eau, une fourchette à long manche et/ou un gant matelassé, plus un plat pour déposer les grillades retirées du feu.

Le mot de la faim

Dès que les premières flammes lèchent la grille du barbecue, un parfum d’invitation tacite se répand dans le voisinage et les invités déjà en place sentent leurs estomacs descendre sur leurs tongs… En clair, mieux vaut compter large ! Généralement un tiers de plus que les recommandations de votre boucher ou poissonnier. Ne vous énervez pas sur les légumes – ils vont à peine y toucher. La réussite de votre barbecue sera aussi liée à la qualité du vin rosé servi ; prenez une assurance tous-risques avec un rosé AOC Côtes de Provence Les Maurines.

Cécile d’Orthozen  pour Domaine Les Maurines

Comment goûter au mieux un vin rouge de Provence et plus spécialement un AOC Côtes de Provence ? Certes, si un vin est bon, il le sera tout autant au comptoir d’un bar que confortablement installé devant un repas raffiné.

Pourtant l’environnement joue un rôle primordial. Deux facteurs incontournables, l’ambiance et les mets, vont contribuer à vous rendre réceptif aux saveurs et à associer la dégustation à la notion de plaisir.

Nous avons vu récemment quelques bases afin d’éviter les fautes impardonnables,  nous allons maintenant entrer de façon plus subtile dans le secret des accords mets-vin.

Dans un contexte de fête de famille ou de réception, par exemple, où l’on veut que tout soit parfait, où l’on ne s’accorde aucun droit à l’erreur. Pour l’ambiance, vous allez soigner le décor, placer les convives, diffuser de la musique … et pour le repas, vous allez apporter grand soin au choix du menu et des vins.

Vous savez déjà que le vin rouge de Provence sera parfaitement mis en valeur par les produits de son terroir, comme l’agneau grillé aux herbes ou les petits fromages de chèvre. Mais vous pouvez le décliner dans d’autres registres et même lui faire accompagner harmonieusement tout le repas.

Ainsi, vous composerez l’entrée de charcuteries, crudités, salade aux foies de volaille ou aubergines à la provençale. Vous pouvez même oser la soupe, si elle est au pistou.

A la recherche d’accords plus inattendus? Le poisson devra être assez charnu et goûteux pour ne pas être écrasé, mais au contraire rehaussé par les tanins du vin : thon rouge à la provençale, saumon ou haddock. Même raisonnement pour la langouste ou le homard : ils peuvent parfaitement s’accorder d’un vin rouge et notamment d’un AOC Côtes de Provence, dès qu’ils sont mis en sauce à l’américaine.

Pour la viande, le choix est large : agneau rôti, jarret de veau à la provençale, bœuf grillé ou en sauce, gibier (poil ou plume), canard (magrets, aiguillettes, confit), poulet ou pintade en préparation assez relevée (à l’estragon, à la provençale, basquaise) et tous les civets.

Quant aux légumes, toujours le terroir ! Vous goûterez plus particulièrement votre vin rouge de Provence avec les traditionnels farcis provençaux ou niçois, les aubergines à la provençale ou un tian de courgettes et tomates.

En tant que vin rouge, l’AOC Côtes de Provence sait créer l’harmonie des papilles avec tous les fromages, mais il est incomparable avec ceux issus de sa terre : le Banon et le Picodon.

Avec le dessert par contre, vous choisirez généralement un vin plus doux, un muscat par exemple, mais vous pouvez rester dans la lignée des AOC Côtes de Provence avec un vin rosé du Var.

Voila de quoi présenter à vos invités un repas gastronomique qui vous attirera les compliments. Puisque le choix du vin est tout trouvé, vous aurez plus de temps pour cuisiner ! Nous avons sélectionné pour vous quelques sites de recettes provençales :

http://www.actu-provence.com/index.php?Cuisine-provencale-plats

http://www.provence.guideweb.com/gastronomie/recette-daube-provencale.php

http://www.provenceweb.fr/f/mag/cooking/recettes/marie/pistou.htm

En cette saison, la daube est une valeur sûre. Pour qu’elle soit délicieuse comme celle de nos grand-mères, n’oubliez pas de faire mariner la viande une nuit dans un bon vin rouge de Provence avec ail, oignon, carottes et herbes de Provence, de la faire mijoter à feu très doux (c’est un plat qu’on doit « oublier » plusieurs heures sur un coin du poêle) et surtout de la servir accompagnée du même vin AOC Côtes de Provence que celui ayant servi à la marinade. Succès (et régal) assuré !

Par Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines

L’art de posséder une cave ne se résume pas à collectionner des bouteilles plus ou moins onéreuses, auxquelles on laisse prendre la poussière en les oubliant quelques années. Il s’agit également que la cave soit en harmonie avec la table de la maison. Et même sans posséder de très nombreuses bouteilles, il faut composer soigneusement : associer le vin et son âge aux occasions de le boire, savoir quoi cuisiner pour honorer une bouteille, choisir un vin en fonction du menu… Tout contribue à l’angoisse du maître de maison, au stress de la cuisinière !

Qui ne s’est jamais trouvé face à ces deux questions :

Les petits plats sont dans les grands, parfait … Mais quel vin servir ?

Cette bouteille a une étiquette prometteuse… Mais avec quel plat la déguster ?

Quelques principes de base, bien qu’ils souffrent d’ exceptions, vous éviteront les fautes de goût majeures (les impardonnables, les hérésies vigneronnes qui vous suivraient sur plusieurs générations…) :

  • chair rouge avec vin rouge, chair blanche avec vin blanc
  • vin dans le plat, même vin à table
  • vins et cuisine d’un même terroir s’accordent parfaitement

L’appréciation est ensuite fonction du goût de chacun, mais aussi de nombreux paramètres irrationnels que seule l’expérience vous permettra de maîtriser.

Si vous réalisez LE repas gastronomique français (distingué par l’Unesco), vous aurez soin de proposer un vin avec chaque plat. Dans ce cas, il convient de servir le vin blanc sec avant le vin rouge, le vin léger avant le plus corsé, un vin « jeune » avant un vin plus âgé et d’une façon générale tout vin rafraîchi avant le vin chambré ; réservez le vin doux pour la fin de repas.

Pour les occasions plus modestes, si vous ne servez qu’un vin il devra s’accorder avec le plat principal.

Accord, voilà le maître mot. Le plat et le vin doivent mutuellement se mettre en valeur ; il s’agit d’un équilibre délicat, certains parlent d’alchimie car l’accord parfait crée une saveur nouvelle qui sublime chaque élément.

Vous pouvez trouver beaucoup d’informations et de conseils sur les accords entre les mets et les vins. Rien ne vaudra jamais votre propre opinion, pour la bonne raison qu’il s’agit avant tout d’une affaire de goût. N’hésitez donc pas à vous constituer un bréviaire des accords que vous testez et des notes que vous attribuez !

Vous savez maintenant décrypter les étiquettes, revisitez votre cave. Profitez, en vacances, des dégustations proposées chez des propriétaires récoltants, comme notre domaine viticole Les Maurines : vous apprendrez beaucoup, tant sur le vin que sur vos propres goûts.

Bien sûr, vos convives peuvent apprécier différemment… toujours la question du goût personnel. Alors une astuce : pariez sur le terroir à tous les niveaux.

Si par exemple vous servez un carré d’agneau de Sisteron grillé aux herbes, vous l’accompagnerez évidemment d’un vin rouge AOC Côtes de Provence : la vigne et la pâture sont voisines, l’accord est tout trouvé.

Autour d’une pizza entre supporters de l’OM, votre Côtes de Provence, rouge ou rosé, sera tout autant plébiscité… le terroir, dans ce cas, c’est le cœur des convives !

Nous reprendrons prochainement ces deux thèmes, le repas gastronomique et l’improvisation entre amis, autour de quelques idées culinaires propices à savourer pleinement les AOC Côtes de Provence.

Par Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines

 

La Saint Valentin est une occasion de combler l’autre de ces petites attentions qui font tellement de bien. Et parfois, un tendre moment partagé autour d’une bouteille de bon vin  et quelques paroles douces suffisent à rendre l’instant magique.

Pour une soirée en amoureux réussie, le maître-mot sera l’harmonie. Vous allez choisir le cadre, soigner l’ambiance, la présentation… et déboucher LA bouteille de vin qui rendra votre soirée inoubliable, en accord parfait avec les mets et l’ambiance de la fête. Pour la choisir, une seule recommandation : le cœur !

Optez pour un vin issu de coteaux où l’on a le cœur chaud, comme la Provence, dont les AOC Côtes de Provence représentent une valeur sûre. Par leur robe et leur parfum, ils expriment une nature généreuse qui se fondra parfaitement dans le ton de la soirée. Servi à 16°, un vin rouge Les Maurines  accompagnera impeccablement tout votre repas ; vous pouvez même le choisir pour l’apéritif. Partager à deux une bouteille de ce vin harmonieux et très bien structuré, c’est cela aussi qui rendra votre Saint Valentin unique !

Une fois la bouteille débouchée, voici comment instaurer une ambiance romantique à souhait et quelques idées de mets pouvant composer le repas.

  • Le lieu : même si, c’est bien connu, les amoureux sont seuls au monde, vous apprécierez un endroit calme, idéalement chez l’un ou chez l’autre, pour passer la soirée à votre rythme, sans être « parasité » par des éléments extérieurs. Lumière tamisée et musique douce recommandées.
  • La table : pas question de se déranger toutes les trois minutes, la préparation est donc capitale. Sur votre table joliment nappée, posez les chandeliers, mettez le couvert sans omettre aucun ustensile, un bouquet de fleurs fraîches (ou du moins prévoyez un vase, il va certainement en apporter !) et trois verres pour chacun (l’apéritif, l’eau, le vin). La serviette sera posée dans l’assiette, prête à cacher le billet doux … Enfin, pensez à poser sur la table tous ces petits riens qui gâchent la vie lorsqu’ils sont absents : la corbeille de pain, la carafe d’eau, sel et poivre, une petite poubelle de table, des glaçons …
  • Le repas : il doit être raffiné et prêt à servir – car pour un tête-à-tête amoureux, il est important que les deux soient présents ! Choisissez un menu qui ne vous cantonnera pas dans la cuisine. Les assiettes d’entrée peuvent très bien être prêtes dans le réfrigérateur. Sur le plateau de fromages, préparé lui aussi à l’avance, pensez au couteau de service. Quant au plat de résistance, évitez tout ce qui exige une cuisson à la dernière minute ou un travail de découpe. De même pour les légumes, tenez-les au chaud dans un four très doux, prêts à poser sur table.

Jouez sur des valeurs sûres : pour commencer un friand en forme de cœur, une terrine de lièvre joliment présentée ou une salade aux foies de volaille et pignons. Ensuite, un carré d’agneau sur endives braisées, un filet mignon en croûte accompagné de champignons, ou une daube provençale avec ses carottes mijotées dans la sauce.

Le tout accompagné de votre vin rouge AOC Côtes de Provence  tout au long du repas… Cupidon va s’inviter ! 

 Par Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines

L’inscription, par l’UNESCO, du repas gastronomique français sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité est un magnifique paradoxe. Certes en France, le bien boire et le bien manger sont naturellement (voire génétiquement) érigés en art, mais comment peut-on déclarer un repas immatériel ?

Il convient donc de rappeler que pour la vénérable institution : « ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d’identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine ».

C’était donc cela ! Il ne s’agit pas seulement de gastronomie, mais du rituel social qui l’accompagne chez nous, cette succession de plats, cette façon de mettre la table, de marier les mets et les vins, mais aussi d’en parler, et même de mener la conversation pendant le repas.

Il est vrai que la France est une terre de prédilection pour cette pratique sociale coutumière. Chaque région, chaque terroir produit tous les ingrédients composant son repas gastronomique. Celui-ci doit respecter un schéma bien arrêté. Tout d’abord, l’apéritif - ou mise en bouche – prépare le palais. Suivent au moins quatre plats : entrée, mets de poisson et/ou de viande avec des légumes, fromage et dessert.

Bien sûr, le repas gastronomique français est indissociable du vin : chaque plat sera servi avec un vin soigneusement choisi pour une mise en valeur réciproque. Ainsi par exemple, la traditionnelle bouillabaisse, l’anchoïade ou les farcis provençaux ne sont jamais aussi savoureux qu’accompagnés d’un vin rosé AOC Côtes de Provence.

Enfin, un digestif clôture le repas. Les produits doivent être de qualité, la dégustation s’associe à une gestuelle qui permet de satisfaire l’odorat autant que le goût.

Le repas gastronomique français procède également des arts de la table (porcelaines de Limoges, dressage de la table, couverts…) et de l’art de recevoir (harmoniser les plats, placer les convives…), eux-mêmes déjà inscrits sur les tablettes de l’Unesco.

Le repas gastronomique des français est une tradition bien vivante, qui accompagne rituellement les moments importants de la vie. Il est toutefois menacé par une dérive croissante vers la restauration rapide et solitaire. Même le repas du dimanche, gastronomique et générateur de plaisir il y a à peine quelques décennies, tend à devenir un repas ordinaire, voire bâclé.

Cette inscription au patrimoine culturel immatériel de l’humanité est donc une excellente nouvelle. La préservation du repas gastronomique des Français, pratique qui resserre le cercle familial et, plus largement, les liens sociaux, donnera lieu à des manifestations culturelles et éducatives, notamment une « fête de la gastronomie française » qui aura lieu chaque année le premier jour de l’automne.

Nos ministres de l’Agriculture et de la Culture s’accordent à penser que les retombées économiques seront positives. De fait, que l’on joue la carte du tourisme ou de l’exportation, c’est l’image de la France qui grandit dans le monde au travers de ses inimitables produits de terroir. Le vin, parce qu’il se transporte et se conserve bien, et surtout parce qu’il « n’est de bon vin que français », est l’un des plus beaux fleurons de cette notoriété.

Au-delà de ces (importantes) considérations économiques, l’UNESCO a officialisé l’emblème de notre savoir-vivre. Au pays de Brillat-Savarin et d’Escoffier, le repas gastronomique possède ce caractère immatériel, cet art subtil qui transcende la simple action de s’alimenter en un moment culturel et de pur plaisir.

Vous trouverez plus d’informations sur ce sujet sur le site de L’UNESCO

Voici une sympathique vidéo qui illustre parfaitement le rituel social et les moments de plaisir partagés propres au repas gastronomique français.

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Par Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines

L’histoire des étiquettes de vin est très ancienne, puisque déjà les amphores de l’antiquité portaient des indications sur leur contenu. Mais c’est au début du XIXème siècle, avec l’invention de la lithographie, que l’étiquette va devenir l’indispensable et systématique associée de la bouteille de vin : une codification bien pensée et supervisée par la loi permettant de s’y retrouver (assez) aisément.

Restait à résoudre un problème… d’état. Le vin étant un produit alcoolisé, son commerce est soumis à des taxes. Par simplicité, ces dernières sont acquittées globalement par le producteur. Mais comment estampiller tous ces centilitres désormais « en règle » face à ceux qui ne le sont pas ? L’idée de colorer le produit (comme on procède pour le gas-oil « agricole ») n’a heureusement pas été envisagée et le gouvernement a jeté son dévolu sur l’habillage du goulot. Ainsi positionné sur le bouchon, le timbre fiscal présente le double avantage d’être identifiable en un coup d’œil et détruit lors de l’ouverture de la bouteille.

C’est ainsi que toutes les bouteilles bouchées de liège sont encapuchonnées. Est-ce cette coiffe, composée d’une couronne et d’une jupe, qui fait appeler « fillette » une bouteille de vin dans le langage populaire ? Rien n’est moins sûr ! Mais revenons aux affaires de l’état.

Toute bouteille de vin produite en France et vendue sur le territoire national porte sur elle un document de transport, qui atteste que les droits sur l’alcool ont été acquittés auprès de la direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI). Cette forme de timbre fiscal compose le dessus de la coiffe du goulot et se nomme CRD pour Capsule Représentative de Droits.

La CRD se compose du pion fiscal proprement dit, posé dans une couronne de couleur.

Les inscriptions sont très règlementées et contiennent exclusivement :

Pour le pion :

  • un sceau à l’effigie de Marianne
    • les mentions DGDDI et République Française
    • la contenance de la bouteille (en centilitres)

Pour la couronne :

  • le numéro du département de production (83 pour un vin du var)
  • une lettre : R pour Récoltant, N pour Négociant, E pour Éleveur
  • le numéro administratif d’agrément de l’embouteilleur
    • et, le cas échéant :

§         la mention « VDN » des vins doux naturels

§         la marque du fabricant des capsules

La couleur de la couronne a également une signification bien précise. Elle est verte pour les vins tranquilles ou mousseux, répondant à la définition des vins de qualité produits dans des régions déterminées, comme c’est le cas pour nos vins AOC Côtes de Provence. Elle est bleue pour tous les autres vins. La couleur orange est utilisée dans le cas de certains produits intermédiaires bénéficiant d’une AOC (Pineau des Charentes, Macvin du Jura…), ainsi que pour les vins doux naturels.

Maintenant, vous connaissez tout ce qui habille le précieux nectar ; gageons que vous allez l’apprécier encore davantage…

Parcourez l’étiquette : c’est un terroir, une histoire qui se pose en toile de fond, une qualité qui s’annonce à vos papilles…

Débouchez la bouteille : cette sérénité qui vous envahit, c’est celle du contribuable en règle…

Dégustez : votre plaisir est la récompense du vigneron.

Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines

Obligatoire depuis 2005, une mention légale apposée sur l’étiquette des bouteilles de vin suscite quelques émois et mérite qu’on s’y attarde un peu… « Contient des sulfites » : pourquoi cette mention ?

L’obligation européenne d’étiquetage relative aux substances allergènes oblige à signaler la présence dans les vins d’anhydride sulfureux et de sulfites en concentrations supérieures à 10 mg/litre.

Pourquoi y a-t-il des sulfites dans le vin ?

Utilisés depuis toujours, les sulfites ont un rôle antiseptique, contrôlent les développements de micro-organismes et fixent l’oxygène présent dans le vin. Ils le préservent ainsi de l’oxydation, du vieillissement prématuré et de certaines odeurs désagréables générées par les levures. Le soufre est employé par tous les producteurs, même dans les vignobles bio.

A quel moment sont-ils ajoutés ?

On peut ajouter des sulfites dans la cuve sitôt le raisin récolté, pour contrer l’oxydation. On aseptise également les barriques et tout le matériel à la mèche de soufre. On peut également employer des sulfites pour arrêter la fermentation car ils stoppent l’action des levures. En général, ils sont assimilés, transformés, dégradés ou évaporés au fil du processus. Les sulfites qui inquiètent le plus les consommateurs sont ceux ajoutés au moment de l’embouteillage pour protéger le vin lors du transport et permettre sa conservation.

Quel danger représentent les sulfites ?

Les sulfites ne causent pas une véritable réaction allergique, mais les rares personnes qui y sont sensibles peuvent éprouver des réactions similaires à celles associées aux allergies alimentaires et une difficulté à respirer en cas d’asthme. Il est à noter que ces personnes auront le même problème avec une centaine de produits alimentaires courants (céréales, charcuteries, fruits secs, fruits de mer…).

Quelle est la quantité de sulfites admissible ?

Cette question est un gros point d’achoppement. Le législateur se contente de mettre en garde les personnes allergiques, mais beaucoup de professionnels voudraient aller plus loin en faisant mentionner la quantité de sulfites et donner ainsi un critère de qualité. En effet, s’il est exceptionnel de trouver un vin sans sulfites, on peut trouver des différences de quantité de sulfites dans la proportion de 1 à 8 entre deux vins. Pour information, des teneurs de l’ordre de 100 mg/litre sont considérées comme faibles : il n’y a pas plus de sulfites dans un litre de vin de ce type que dans 50 grammes d’abricots secs.

Les limites maximales imposées par les normes CEE sont de 160 mg de SO2/ litre de vin pour les vins rouges, et 210 mg de SO2 / litre de vin pour les vins rosés. Au Domaine les Maurines, nous prenons grand soin de limiter nos ajouts de SO2 le plus possible pour atteindre une moyenne entre 70 et 80 mg/l de SO2 dans nos vins rouges, et entre 90 et 110 mg/l dans nos vins rosés. C’est certain, aucun risque de mal de crâne après avoir bu les vins Les Maurines !

Existe-t-il des vins sans sulfites ?

Non, car la fermentation elle-même produit des sulfites. Concernant les ajouts par les producteurs, ceux qui ont tenté l’expérience du « sans soufre » ont renoncé ou se limitent à une production marginale. Sans soufre, le vin est très instable, il doit être fermé par une capsule inox, transporté et stocké comme un produit frais. Il voyage très mal et le gaz carbonique résiduel peut faire redémarrer la fermentation à tout instant. Quant aux méthodes de substitution, elles sont (en l’état actuel de la recherche) plus pénalisantes pour le vin que le soufre.

En existe-t-il avec peu de sulfites ?

Certainement. On peut citer les vins un peu âgés où les sulfites se sont combinés et donc atténués, les vins rouges, où le rôle antioxydant du soufre est tenu par les tanins, mais il existe d’autres repères. Par exemple un raisin cueilli à la main est moins abîmé en arrivant à la cuve et nécessite moins de soufre à ce niveau. Mais là, il faut connaître la façon de travailler du vigneron !

Alors que faire ?

  • Savoir : le soufre est utilisé dans la vinification depuis la nuit des temps et le sera certainement encore longtemps. La mention « Contient des sulfites » est à peu près aussi banale que « Contient du raisin ».
  • Attendre : si cette législation évolue vers un étiquetage des quantités de sulfites, vous pourrez repérer les vignerons qui en abusent. D’ici là, privilégiez les petits producteurs, les propriétaires-récoltants, les vins mis en bouteille au domaine, comme nos vins rouges et notre vin rosé, qui seront a priori moins chargés en sulfites car moins sujets à l’altération par le transport.
  • Déguster sans arrière-pensée : si les sulfites du vin tuaient, il n’y aurait plus grand monde pour s’en inquiéter !
Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines


Retrouvez-nous jusqu’à dimanche à La Seyne-sur-Mer sur le Salon Esprit du Vin et de la gastronomie, qui s’installe le temps d’un week-end dans un lieu chargé d’histoire à l’architecture remarquable: le Fort de l’Eguillette, qui appartient toujours à la Marine Nationale et sera spécialement ouvert au grand public pour l’occasion.

Quelle bonne idée d’associer patrimoine architectural et gastronomie française, pour un salon grand public de qualité, où tous les sens sont sollicités:

- tout d’abord la vue, avec le panorama majestueux sur toute la rade de Toulon, puis l’architecture de ce fort imposant, construit au XVIIème siècle entre 1671 et 1680, qui fait l’objet depuis 1997 d’une importante opération de restauration, menée par une association de chantiers de réinsertion. A l’occasion du salon, le fort est superbement  mis en valeur par un éclairage spécifique et subtilement mis en scène par la décoratrice marseillaise Aude Touati (ATsouhaits) . Elle crée pour l’évènement une ambiance unique à la fois tendance et très naturelle, d’harmonieux tableaux qui soulignent discrètement l’architecture du fort, de poétiques espaces de détente et de partage. Tout est pensé pour le bien-être des visiteurs, et l’on ne peut être que charmé par le soin manifeste apporté aux petits détails.

- le goût bien sûr, puisque ce sont une quarantaine de producteurs qui se sont déplacés de toute la France, pour vous faire déguster leur production et découvrir leur savoir faire. Pour accompagner vos dégustations de vin, prenez le temps de vous arrêter aux stands de produits du terroir: charcuterie, fromages, et – période de fêtes oblige- vous trouverez bien sûr plusieurs stands de champagne, des producteurs de foie gras, ainsi qu’un espace chocolats.

- l’odorat, très sollicité par toutes ces spécialités gastronomiques françaises, et des vins au nez très différent suivant les appellations.

- une ambiance sonore très « lounge »  vous aidera à mieux vous imprégner de l’ambiance très particulière de ce lieu magique.

- plusieurs espaces détente aménagés avec des fauteuils et quelques tables permettent de découvrir le salon et le fort à son rythme. Et de se restaurer sur place. Des animations éducatives gratuites sont proposées également: laissez-vous tenter par les séances d’initiation à l’oenologie avec un sommelier qui cheminera avec vous au gré des stands et des appellations  et vous apprendra à mieux décrire et goûter un vin blanc, rosé ou rouge, et vous suggérera les meilleurs accords avec des spécialités gastronomiques.

Vous pourrez bien sûr déguster sur notre stand nos vins rouges et vins rosés Côtes de Provence, pour les fêtes nous avons préparé tout spécialement des paniers gourmands et  coffrets cadeaux prêts à offrir. Nous vous proposons même du vin chaud.

Si vous n’aviez rien prévu ce week-end, laissez-vous tenter par cette expérience sensorielle unique en son genre qui séduira petits et grands gourmands, tout comme les amateurs de beaux paysages, de patrimoine et de photo. Assurément une belle idée de sortie qui plaira à toutes les générations !

Horaires:

vendredi 3 décembre: 15h00-21h30

samedi 4 décembre: 10h-20h

dimanche 5 décembre: 10h-18h

Plus d’images de l’évènement sur notre album en ligne Picasa

L’étiquette d’un vin : quelques centimètres carrés d’élégance pour une mine d’informations

L’étiquetage d’une bouteille de vin respecte une règlementation stricte; et de façon plus ou moins cryptée, on y retrouve de nombreux éléments pour juger de la qualité du vin : son origine, son terroir, ses conditions de vinification, de manipulation, son temps de garde, et bien d’autres paramètres.

Les mentions obligatoires à faire figurer sur une étiquette de vin

Les informations suivantes suffisent légalement à la mise en vente d’un vin :

Les plus connues :

• La teneur en alcool – ci-dessus « 12.5% Vol » -
permet d’apprécier le caractère alcooleux du vin. Les vins de Provence, et en particulier les vins du Var rosés et blancs, sont des vins secs et fruités. Les vins doux du sud ouest, eux, présentent une forte concentration en sucre, due notamment à des vendanges tardives ( par ex. Jurançon). Il existe en effet une corrélation entre la richesse en sucres et le degré d’alcool du vin: Pasteur a démontré que les levures utilisent 17 g de sucres pour produire 1 % vol. d’alcool.

• Le pays d’origine – ci-dessus « Produit de France »

• Le volume – ci-contre 1, 5 l, il s’agit d’une étiquette de magnum

• Le N° identification du lot : permet la traçabilité du vin en tant que denrée alimentaire

• Les mentions spéciales d’ordre sanitaire : « contient des sulfites » depuis 2005, et depuis 2007 le pictogramme concernant les femmes enceintes.

Les plus cryptées :

Les nom et adresse de l’embouteilleur : « Mis en bouteille au Domaine» signifie que tout le raisin provient du domaine viticole et a été vinifié sur place. L’usage des mots «domaine », « propriétaire-récoltant » ou « viticulteur » est très règlementé, et strictement réservé aux propriétaires de vignes.

• La catégorie – ci-contre AOC ou Appellation Côtes de Provence contrôlée : trois lettres correspondantes, selon la hiérarchie suivante, au :

- vin de table (VDT)

- vin de pays (VDP) appelés officiellement depuis le 1er août 2009 IGP (Indication Géographique Protégée) pour une raison d’harmonisation européenne des appellations.

- vin d’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC), ces derniers pouvant faire figurer le nom de l’appellation à la place du mot « origine ». L’AOC garantit qu’un vin est représentatif de son appellation, pour laquelle le vigneron a du respecter un cahier des charges précis et les traditions régionales. Ce gage de qualité est donné par un institut national (INAO) qui édicte et fait respecter une multitude de règles strictes, propres à chaque région vitivinicole. Son équivalent européen est l’AOP (Appellation d’Origine Protégée).

Les mentions facultatives sur une étiquette de vin

• Le nom du vin, la marque

• La cuvée, qui désigne un lot de vin différencié par le vigneron, par une mise en bouteille spéciale.

• Le millésime, qui indique l’année de la vendange dont est issu le vin et détermine le début de la période de garde.

• Les nom et adresse du propriétaire récoltant

• Les distinctions, médailles et classements

• La couleur du produit : vin rosé, vin rouge

• Le cépage : mention interdite pour les AOC françaises, la répartition des cépages entrant dans la définition même de l’AOC. Quelques vignobles, où le nom de cépage est le nom du vin, bénéficient d’une exception (par exemple Riesling ou Gewürztraminer).

• On parle de vin bio ou de vin issu de l’agriculture biologique lorsque la vigne est cultivée sans produit phytosanitaire de synthèse (règlement spécifique et autonome).

Toutes ces mentions doivent être vérifiables. Elles peuvent éventuellement figurer sur la contre-étiquette. De plus en plus répandu, ce petit espace supplémentaire au dos de la bouteille, permet souvent au vigneron de prodiguer quelques conseils de conservation et de dégustation. Elle permet parfois un subterfuge bien utile aux graphistes pour composer une étiquette accrocheuse et disposer de plus d’espace créatif: les mentions légales peuvent être toutes regroupées sur la contre étiquette (légalement il faut qu’elles apparaissent dans le même champ visuel), ce qui permet de conserver l’intégralité de la surface de l’étiquette pour la composition graphique.

Les américains ont accès à une application Ipad qui scanne l’étiquette de la bouteille pour la comparer à une base de données commentée, et certains restaurants commencent à remplacer leur carte des vins par un Ipad où défilent les étiquettes présentes en cave.

Preuve s’il en fallait que l’étiquette est véritablement la carte d’identité du vin. Faute d’avoir un sommelier sous la main, il est bon de savoir la décrypter…

Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines

Avis autorisés et scientifiques le reconnaissent : le vin rouge est bon pour la santé. Pourquoi cet aveu est-il si coupable ? Parce que le vin est un véritable paradoxe, pas seulement dans les effets de sa consommation, mais déjà lorsqu’il s’élabore.

Nous l’avons vu, parmi tous les composants bénéfiques des vins rouges se niche un intrus : l’alcool. Mais c’est justement parce que le vin est alcoolisé qu’il possède toutes ses vertus ! Pendant la fermentation puis la maturation, les sucres mutent en molécules d’éthanol tandis que la peau et les pépins génèrent les molécules polyphénols dont le fameux resvératrol. Rappelons au passage que le vin rouge est celui qui présente la teneur en polyphénols la plus élevée avec un bonus pour les vins de culture biologique (en moyenne deux fois plus de
resvératrol que les vins conventionnels).

Pour les anti alcool convaincus, sachez qu’on trouve des polyphénols dans d’autres aliments.
Vous pouvez, au quotidien, remplacer les deux verres de vin rouge salvateurs par, au choix : 100 g de chocolat noir, 200 g de fraises, une quinzaine de tasses de café, quelques litres de thé vert ou … dix litres de jus de raisin !

Mais revenons au vin. Peu alcoolisé, il est avant tout un aliment et consommé en tant que tel, au cours des repas, il libère tous ses bienfaits.

C’est un autre paradoxe du vin. Sa consommation est liée à la fête et au plaisir, ce qui accroît ses qualités de dimension psychosociale : prévention de dépressions et autres troubles liés à l’anxiété, renforcement des solidarités familiales et collectives.

Alors, ami ou ennemi ?

La communauté scientifique est divisée, bien consciente que parvenir à synthétiser le resvératrol en gélules n’en fera jamais une médication aussi performante ni aussi facile à administrer qu’un verre de vin rouge entre amis.

Le débat porte actuellement sur le seuil : combien de verres de vin rouge préconiser/autoriser ? Affaire à suivre… On parle aujourd’hui (avec d’énormes pincettes) de un à trois verres de 10 cl par jour. Pas de quoi rouler sous la table !

Les américains autorisent désormais sur les étiquettes de vin, la mention des bienfaits pour la santé. La Chine et le Japon, pourtant peu ou pas concernés en tant que producteurs, suivent cette tendance.

En France, depuis deux mille ans, boire du vin relève de l’acte culturel et fortifie le lien social : on a le terroir dans les gènes. Il est peu plausible que la reconnaissance des bienfaits du vin rouge génère spontanément une population d’alcooliques.

Alors, souvenons-nous que selon Pasteur «le vin est la plus saine et la plus hygiénique des boissons » et qu’au pays de Brillat-Savarin « la gourmandise est ennemie des excès », pour consommer en toute raison un produit bien français et plein de bienfaits : le vin rouge. Et encore mieux, notre bon vin rouge de Provence !

Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, sachez apprécier, et consommez avec modération.