Les Maurines, blog vigneron en Provence

Blog du Domaine Les Maurines à Pierrefeu (Var)

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La sagesse populaire a toujours attribué au vin rouge des vertus reconstituantes rarement contredites.

Selon le docteur Maury, tous les vins contiennent des sels minéraux (calcium, silice, fer, magnésium…) en quantité variable selon les cépages. Il en déduit, outre l’excellence de tous les vins rouges contre l’anémie, une liste assez considérable d’affections mises à mal par une consommation (raisonnable) de vin. Jugez plutôt : dépression, diabète, eczéma, ménopause, allergies, aérophagie, bronchites, infarctus, coronarite, diarrhées, hypertension, spasmophilie, hypoglycémie, hypotension et même ulcères de la peau. Ajoutons-y des qualités préventives, stimulantes et reconstituantes… vous n’entrerez plus jamais dans une pharmacie !

Plus récemment, différentes sources scientifiques ont rendu des communiqués concluant, à partir de nombreuses enquêtes d’épidémiologie, aux bienfaits du vin rouge contre les principaux fléaux de notre époque.

o Le cancer
La relation entre la consommation de vin rouge (modérée bien entendu) et la diminution des risques de cancers, est désormais reconnue. Des effets spectaculaires sont constatés : réduction de 60% des risques de cancer du poumon chez des fumeurs buvant un ou deux verres de vin rouge par jour. La formation, la progression et même la résistance des cellules cancéreuses aux traitements suivent un processus biologique que les antioxydants contenus dans les vins rouges sont capables de freiner significativement. Lors de radiothérapies suivant un cancer du sein, les femmes ayant une consommation modérée de vin ont moins d’effets indésirables que les femmes qui n’en boivent pas.

o Les maladies cardio-vasculaires
Il existe une corrélation entre la quantité de vin rouge bue quotidiennement et le taux d’accidents cardio-vasculaires. Cela peut surprendre : moins on boit de vin, plus les risques d’infarctus sont élevés ; c’est le « French Paradox ». Le vin pourrait diminuer de 40% les risques d’infarctus du myocarde et de 25% les risques de thromboses vasculaires cérébrales.

o L’obésité
Chez les femmes de plus de 39 ans qui boivent deux à trois verres de vin par jour, le risque de surpoids baisse de 30% par rapport aux abstinentes. Attention toutefois, à l’effet Cendrillon : à 50 ans pile, ça ne marche plus !

o La maladie d’Alzheimer
Le vin diminuerait les troubles de la mémoire. Le risque de démence sénile est réduit de 85% chez les personnes buvant un verre de vin par jour par rapport à celles qui n’en prennent pas.

o Et aussi…le vin allongerait l’espérance de vie.

Les hommes qui boivent un verre de vin par jour vivraient 3.8 années de plus que ceux qui n’en boivent pas.

Pour autant, nous ne traitons pas d’un médicament, mais voici bien d’excellentes raisons de goûter un peu de notre vin rouge de Provence et d’en consommer régulièrement avec modération !

Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines

S’il est un produit de la terre qui accompagne l’histoire de l’humanité depuis toujours, avec une connotation bénéfique, c’est bien le vin et surtout le vin rouge. Noé lui-même tâtait de la dive bouteille, et l’on sait quel âge… patriarcal l’homme a atteint !

Chacun sait confusément que le vin rouge est bénéfique. Mais personne ne sait réellement d’où il tient cette conviction. Et notre époque étant ce qu’elle est… nul n’osera rien avancer sans l’aval de la science !

Consultons donc l’analyse.

Chimiquement, le vin est un alcool comme les autres. Il contient la fameuse molécule d’éthanol qui caractérise les boissons alcoolisées et se voit donc voué aux gémonies par tous les ministres de la santé (et même les autres).

On ne saurait toutefois résumer le vin à cette seule molécule responsable de l’ivresse. Le vin rouge, boisson simple et naturelle, est paradoxalement un véritable cocktail de plusieurs centaines de substances chimiques. Outre la fermentation des sucres qui produit l’alcool, toutes les phases de la vinification puis de la maturation enrichissent le vin de multiples acides et arômes ; des molécules s’élaborent, dont des fameux polyphénols.

La structure chimique des polyphénols leur permet d’empêcher la formation de radicaux libres agressifs pour les cellules de l’organisme : ce sont des antioxydants. En tant que tels, ils protègent les parois des vaisseaux sanguins, diminuent leur perméabilité et ont une action favorable sur le taux de cholestérol.

Sans tomber dans un débat trop technique, sachez encore que :

Ø     Le vin rouge contient deux fois plus de polyphénols que le vin blanc ou le vin rosé.

Ø     Le tanin, la couleur rouge du vin, est dû aux delphinidines, molécules polyphénols de type flavonoïde considérées par l’Inserm comme bénéfiques.

Ø     Le resvératrol, polyphénol non flavonoïde, était désigné par le passé comme l’élément « santé » du vin.

Ø     Enfin, selon des études récentes, les procyanidines ont des propriétés antioxydantes et vasodilatatrices bien supérieures à celles des autres polyphénols ; or de nombreux vins rouges sont mille fois plus riches en procyanidines qu’en resvératrol.

Bien qu’en termes savants et un peu barbares, la science conforte donc le gourmet : le vin rouge est bon pour la santé !

Une preuve ? Voici une vingtaine d’année, une constatation : les habitants du Sud Ouest de la France, connus pour leur alimentation épouvantablement saturée en graisses et leur solide consommation de vin, présentent des taux de cholestérol étonnamment faibles et moitié moins d’infarctus du myocarde qu’aux États-Unis. Après avoir tout analysé, force fût d’admettre les bienfaits du vin rouge sur le système cardiovasculaire. C’est le très officiel « French Paradox »…

Prochainement, nous reviendrons vous en dire plus sur les bienfaits des vins rouges, et donc de notre vin rouge de Provence Les Maurines !

Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines

Les vendanges 2010 sont déjà terminées au Domaine Les Maurines. Les conditions météorologiques ont été excellentes, tout s’est passé pour le mieux, la qualité est là, légèrement plus de volume que l’an dernier. Nous sommes très satisfaits de la récolte de cette année, nos millésimes 2010 s’annoncent vraiment prometteurs. Reste maintenant la lente et patiente élaboration de nos vins rouges et vin rosé AOC Côtes de Provence en cave.
C’est avec plaisir que nous vous présentons ce diaporama de nos plus belles photos des vendanges. Vous pouvez découvrir d’autres photos du vignoble ou de nos vins sur nos albums Picasa en ligne.

La 26ème édition du Guide Hachette des vins, l’édition 2011, vient de sortir en librairie. Notre vin rouge Les Maurines 2009 a été sélectionné parmi les 36 000 échantillons dégustés à l’aveugle, et nous figurons parmi les 6500 producteurs référencés cette année.

Voici le commentaire de dégustation:

« Reconversion professionnelle réussie pour Stéphane et Alexandra Radet qui ont acquis la propriété en 2007, se lançant immédiatement dans les démarches de conversion vers l’agriculture biologique pour leurs 10 ha de vignes. Ils signent un 2009 d’un beau rouge lumineux. Le nez délivre des notes de fruits rouges et de cassis. Senteurs prolongées en bouche, soutenues par des tanins bien présents mais souples. Un joli vin parfaitement indiqué pour accompagner un tian de légumes ou un tajine d’agneau. »

Bientôt disponible sur notre boutique en ligne, suivez nos actualités !

Vous avez apprécié notre vin rouge Les Maurines millésime 2008 ? Retrouvez son commentaire de dégustation sur la version en ligne du Guide Hachette des vins 2010 désormais disponible gratuitement en ligne, n’hésitez pas à laisser votre avis !

Enfin arrive le moment très attendu de récolter le résultat d’une année de travail dans nos vignes. Hier, dimanche 29 août, nous avons commencé les vendanges avec notre parcelle de grenaches, mûrs à point, qui serviront à l’élaboration de vin rosé Côtes de Provence. Nous notons 15 jours de retard par rapport au calendrier de l’an dernier, car le printemps et début d’été, anormalement frais et capricieux pour la région, avaient retardé quelque peu le cycle végétatif de la vigne.

Le millésime 2010 s’annonce très prometteur: les conditions météorologiques ont été particulièrement clémentes, des pluies régulières ont arrosé les sols en hiver et au printemps, ce qui est plutôt rare dans le Var, où nous connaissons habituellement des hivers secs; cela a permis aux nappes phréatiques de se reconstituer. Le printemps a été très venteux, ce qui a évité les départs de foyers de maladies après les pluies. Par chance, nos vignes poussent sur schistes, en coteaux, sur des sols particulièrement drainants et nous n’avons pas été touchés par les inondations catastrophiques des 15 et 16 juin, qui ont surtout sinistré les communes plus à l’est autour des Arcs sur Argens et de Draguignan (200 hectares de vignes ravagées dans ce secteur).

Les grosses chaleurs ne sont arrivées que début juillet, les vignes ont donc moins souffert de la sécheresse que l’an dernier, les nuits sont également plus fraîches cet été que les étés précédents.  De petites pluies autour du 15 août ont fait grossir les baies au bon moment. Nous devrions par conséquent récolter plus en volume que l’an dernier. Le raisin est beau, gorgé de soleil, parfaitement mûr, toutes les conditions semblent donc réunies pour produire un très bon millésime 2010.

Au Domaine Les Maurines, nous pratiquons des vendanges manuelles ET nocturnes. Cela mérite d’être souligné, car ce n’est pas très courant. De nos jours, en France, 61 % du vignoble est vendangé à la machine.

Au Domaine Les Maurines, nous avons fait ce choix, bien que nettement plus coûteux, de  pratiquer des vendanges manuelles. Pour un meilleur respect de nos vignes et de la matière première: pas de batteurs qui secouent les vignes et font éclater les grains de raisin en les faisant tomber sur le tapis mobile d’une machine à vendanger. Nos vendanges manuelles épargnent le vignoble et permettent un premier tri dès le pied de vigne, pour ne conserver que les plus belles grappes, en ne cueillant pas  celles qui seraient éventuellement touchées par une maladie ou en sous-maturité.

Nous avons choisi de pratiquer nos vendanges manuelles de nuit dans l’optique de préserver le mieux possible le raisin jusqu’à la cave.

Les vendanges nocturnes permettent en effet de conserver aux grappes de raisin toute leur fraîcheur jusqu’à leur réception en cave. Elles permettent d’éviter l’oxydation du raisin due à la chaleur pendant le transport (nous n’avons pas notre propre cave et vinifions chez un tiers à 40 minutes de trajet en tracteur depuis nos vignes). Les vendanges nocturnes préservent mieux toute la subtilité des arômes et permettent d’économiser de l’énergie en utilisant moins le groupe de froid de la cave. Par ailleurs, il est plus agréable pour les vendangeurs de travailler par 20 °C que par 30 à 34 °C, température habituelle en journée fin août lors des vendanges.

Notre petite équipe de 6 vendangeurs travaille à la lampe frontale, cette année nous avons choisi comme horaires de vendanges de 4h00 du matin à 10h00 pour profiter au maximum de la fraîcheur du petit matin. Cela crée un ballet de lumières dans les vignes du plus bel effet.

Après 6 heures de vendanges, les vendangeurs partent se reposer alors que Stéphane, notre vigneron,  enchaîne avec le travail en cave.  Réception du raisin par gravité pour éviter les triturations qui abîmeraient les grains, éraflage, pressurage, macération de 4h à froid dans le pressoir (dans le cas du rosé comme hier). Le pressoir est alors vidé et nettoyé ainsi que le reste de la cave pour le lendemain. Jus de goutte et jus de presse seront ensuite vinifiés séparément. La journée de dimanche a commencé pour notre vigneron à 3h00 du matin pour se terminer à 22h00.

Les jours de vendanges sont fixés en fonction du degré de maturité de nos parcelles qui diffère suivant les cépages grenache, cinsault, syrah, et les parcelles. Toute la difficulté étant de vendanger des raisins parfaitement mûrs, mais pas trop, afin d’extraire toute la subtilité et la finesse des arômes sans que le vin ne devienne trop chargé en alcool.

Nous venons d’entrer dans une période de travail intense, jusqu’à ce que nos 3 cépages soient cueillis à leur parfaite maturité, et tous les jus mis en cuves séparément pour les travaux de vinification. Mais le détail du travail réalisé en cave fera l’objet d’autres billets.

Lever de soleil sur la benne à vendanges

Le 31 ème guide des vins Dussert-Gerber vient de paraître aux éditions Albin-Michel, voici sa version en ligne. Nous savions que nos premiers millésimes, notre vin rouge et vin rosé Les Maurines 2008, avaient été remarqués et sélectionnés par M. Patrick Dussert, ce qui était déjà une belle reconnaissance.

En consultant le guide en ligne, quelle stupeur et quelle joie, nous découvrons que non seulement nos vins ont été retenus, mais ils accèdent d’emblée au sommet, en haut du classement: nous apparaissons parmi les « 1ers grands vins classés » dans l’appellation Côtes de Provence, autrement dit parmi les « grands coups de coeur » de l’auteur, une position particulièrement enviable. Ce statut récompense « un savoir-faire et un rapport qualité/prix indéniable ».  Nous apparaissons  également dans la catégorie « Lauréats »  du Top vignerons parmi les 157 coups de coeur nationaux de l’année, toutes appellations confondues.

Un sacré coup de projecteur, j’avoue que je suis vraiment touchée, ce commentaire très élogieux ne pouvait tomber mieux.

Il est loin d’être évident pour de nouveaux producteurs inconnus, sans appuis dans le milieu viticole et disposant d’un budget de communication très limité, de se faire connaître. Le monde du vin est un milieu traditionnellement fermé et élitiste.  Il ne suffit pas de produire de bons vins pour qu’ils soient remarqués et se vendent, la concurrence est rude et nous ne luttons pas à armes égales.

Avec cette reconversion, nous n’avons pas choisi la facilité, c’est un challenge très ambitieux à relever, et j’avoue que nous traversions une période de difficultés et de doutes. Cet encouragement  inespéré arrive au bon moment et nous insuffle une nouvelle énergie pour continuer à nous battre. Nous continuerons à donner le meilleur de nous même pour produire des vins d’un excellent rapport qualité/plaisir/prix et représentatifs de leur terroir. Merci M. Dussert !

Voici son commentaire dans le Guide des vins Dussert-Gerber 2011:

« Une place très enviable dans mon Classement 2011. Rien ne prédestinait cet ingénieur informatique au métier de vigneron. Une reconversion par passion en 2002 avec l’obtention d’un BTSA viticulture oenologie, il se forme sur le terrain en cultivant 8 ha de vignes en fermages. L’opportunité d’acheter en 2007 une parcelle de vignes de 10 ha sur la commune de Pierrefeu, réputée de longue date pour ses vins et le Domaine viticole les Maurines était né ! Ce couple gère seul ce domaine à taille humaine. Ils peuvent être satisfaits de leur Côtes-de-Provence rosé 2008, vineux et fin à la fois, tout en harmonie, tout en persistance aromatique (mûre, rose, cannelle…), à déboucher aussi bien sur des gambas que sur une terrine de lièvre, très abordable de surcroît (8 €). Beau Côtes-de-Provence rouge 2008, de robe intense, avec ces arômes subtils de fruits surmûris et de cannelle, un vin très harmonieux, typé et structuré, d’une belle complexité (9,50 €). Aucune hésitation ».

Si vous souhaitez commander nos vins, dépêchez-vous, nos cuvées sont plutôt confidentielles, comme  nous produisons un nombre très limité de bouteilles, nous frôlons déjà la rupture de stock sur le rouge Les Maurines 2008, à ce jour il n’en reste plus que quelques cartons, avis aux amateurs ! Mais rassurez-vous, nous mettons en bouteille notre superbe rouge Les Maurines millésime 2009 la semaine prochaine, il sera disponible sur notre  boutique en ligne très prochainement. Ce vin rouge a déjà obtenu une médaille d’argent à la Foire de Brignoles.

Vous pouvez encore vous procurer notre excellent rosé Les Maurines 2008, à l’unité ou en promotion par carton de 6 bouteilles sur notre boutique en ligne.

Qu’est-ce qu’un vin bio ?

La dénomination « vin bio » est en fait un raccourci commode pour désigner un « vin produit à partir de raisins issus de l’agriculture biologique ». Actuellement, seule la viticulture (la culture de la vigne) peut bénéficier de la labellisation bio officielle. La vinification, c’est-à-dire la transformation du raisin en vin, ne fait pas l’objet d’une labellisation bio officiellement reconnue.

Faute d’une législation sur la vinification « bio » (les différents états européens n’arrivant pas à se mettre d’accord sur des standards communs), les professionnels de la viticulture bio ont mis en place, depuis quelques années déjà, des chartes privées (biodyvin, Fnivab, Nature & Progrès) pour garantir une vinification   « naturelle ». Comme tous les agriculteurs de la filière bio, les viticulteurs qui choisissent ces méthodes s’engagent à cultiver leur terre sans engrais chimique, herbicide ou tout autre produit phytosanitaire chimique de synthèse. Ils sont soumis à des contrôles rigoureux et réguliers.

Quel est l’intérêt de la viticulture bio ?

Il faut savoir que  la vigne est fragile et nécessite un entretien rigoureux ; elle engendre donc chez beaucoup de viticulteurs une forte consommation d’engrais, herbicides et pesticides chimiques.
En passant à la viticulture bio, on épargne donc à nos sols une grande quantité de produits chimiques !
Les engrais et fertilisants d’origine organique (composts, fumiers) utilisés dans la viticulture bio libèrent les éléments minéraux de manière plus lente, ce qui limite la pollution par les nitrates.
Ces apports de matière organique contribuent à la stabilité structurale du sol, à la lutte contre l’érosion et le ruissellement et au meilleur enracinement de la vigne. En s’interdisant tout artifice chimique, le viticulteur bio favorise également la fertilité, l’activité biologique de la terre et le maintien de l’écosystème naturel. Ainsi, il est aisé de reconnaître une vigne bio : on peut y voir de l’herbe qui pousse naturellement entre les rangs, ou bien des insectes ou des vers de terre.
On obtient alors un raisin de grande qualité qui n’a pas besoin d’additifs ou de conservateurs pour exprimer son potentiel et s’améliorer au fil du temps : un vin bio se conserve aussi bien qu’un autre.

Le vin bio est-il meilleur que le vin classique ?

Il est impossible de dire si le « vin bio » est meilleur que le « vin non bio » : un vin issu de raisins bio mais ayant subi une vinification de mauvaise qualité sera logiquement moins apprécié qu’un vin «classique » élaboré par un bon vigneron. Cependant, les grands vignerons convertis au bio estiment qu’un vin bio a une plus grande richesse gustative, pour peu que la vinification soit bien faite. La seule méthode valable pour choisir un bon vin reste de sélectionner les
vignerons qui possèdent la sensibilité et le respect de leur métier, de la terre, du vin, et… du client.

Bref, il s’agit davantage d’une philosophie que d’un label ! Pour compliquer encore plus la vie du consommateur, sachez que de nombreux domaines ne revendiquent pas le label bio,
mais en suivent scrupuleusement les règles… Renseignez-vous donc bien avant votre achat !

Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines

Logo AVBP

Plus d’informations sur la viticulture bio sur le site de l’Association des vignerons bio de Provence

Consultez également  le site des agriculteurs bio de Provence Alpes Côte d’Azur.

Vous aimez la photo? Moi aussi !

En toute modestie, je pratique la photographie en parfaire autodidacte, c’est d’ailleurs très stimulant de progresser au fil des séances photos, avec le temps je maîtrise de mieux en mieux mon appareil numérique Canon EOS 450 D.

Juste pour le plaisir de partager avec vous ces moments créatifs, voici une sélection de mes photos préférées réalisées pour notre Domaine viticole  Les Maurines ainsi que des clichés pris lors de balades dans le Var, présentées sur ma galerie et mes albums Picasa

N’hésitez pas à laisser des commentaires, j’espère que vous aurez autant de plaisir à parcourir ces albums que j’ai pris à les réaliser !

Vin du monde né en Provence, le vin rosé enregistre en France une forte augmentation de sa consommation : il y a 20 ans, il représentait 10% du volume total de vin consommé, il en représente aujourd’hui plus de 24 %.

Si tout le monde sait maintenant que le vin rosé n’est en aucun cas un mélange de vin rouge et de vin blanc, sa méthode de fabrication reste encore inconnue pour beaucoup d’entre nous.

Les Maurines lève le voile sur ce mystère…

Le vin rosé possède son propre processus de vinification, qui dépend de la durée de contact entre les peaux et le jus du raisin. En effet, dans un grain de raisin noir, seule la peau est colorée, la pulpe ne l’est pas. La couleur d’un vin issu de raisins noirs dépend donc de la durée de ce contact, et c’est seulement en quelques heures que le vin rosé prend sa couleur, ses arômes et sa structure (alors que le rouge demande plus d’une semaine). C’est ici que tout le savoir-faire du vigneron intervient : pendant ces quelques heures décisives, il doit être particulièrement attentif et posséder un véritable « tour de main » pour réussir son vin rosé.

Après ces quelques heures de cuvaison, le jus peut-être retiré, pour fermenter dans une autre cuve. Le vin rosé est alors dit « de saignée », car le vinificateur saigne la cuve pour extraire le jus. En Provence, on élabore plutôt des vins rosés de pressurage direct, la pulpe et les peaux ne restent en contact que dans le pressoir, la durée de ce contact et la trituration lors du pressurage détermineront la couleur plus ou moins pâle du vin.

Pour le vin rosé, la fermentation alcoolique se déroule autour de 18°C. Il est nécessaire de réfrigérer les cuves de fermentation pour maintenir une telle température. Une fois cette étape terminée et les vins de cépages élaborés, les vins seront assemblés, filtrés et mis en bouteille.

La qualité et les saveurs du vin rosé dépendent de plusieurs paramètres :

  • Les cépages utilisés : Grenache, Syrah, Cinsaut, Mourvèdre, Rolle… ils offrent une palette d’assemblages très large. Par exemple, le Grenache et la Syrah sont les cépages qui produiront le plus les arômes d’agrumes, pamplemousse et fruit de la passion.
  • Le terroir, qui varie en fonction de la composition du sol, de sa réserve hydrique et du microclimat en vigueur. Cela aura un impact sur les teneurs en composés d’origine fermentaires (fruits rouges, banane, rose) et sur les molécules qui donnent au vin rosé ses arômes.

  • Le moment de la récolte : la composition du raisin change au cours de la maturation. Aussi, le choix de la date de récolte détermine la qualité du vin rosé obtenu, notamment sa richesse aromatique. Une récolte tardive avec une maturité avancée permet d’obtenir des vins rosés plus aromatiques et plus fruités.

L’inertage : l’oxygène de l’air altère la couleur et les arômes du jus fraîchement écoulé sous le pressoir. L’utilisation de gaz neutres (azote, gaz carbonique) permet de protéger le moût (le jus libéré lors du foulage) des oxydations, donnant des vins rosés plus fruités, avec une dominante agrumes (pamplemousse).

  • Le débourbage : le jus trouble obtenu après le pressage doit être clarifié. Un débourbage intense conduit à un jus clair et à des vins plus fins et plus fruités.
  • La macération de bourbes : les sédiments récupérés au fond de la cuve après débourbage peuvent renfermer des résidus de précurseurs aromatiques. Une « macération » de ces bourbes à basse température sous agitation peut permettre d’enrichir les vins en arômes.
  • La température de fermentation : la levure qui fermente peut produire des arômes différents, en nature et en quantité, en fonction de la température à laquelle elle travaille…

Découvrez les vins rosés du Domaine Les Maurines :

Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines


Quand je pense au vin rosé de Provence, j’ai immédiatement des images de soleil, de vacances, de paysages qui m’arrivent… Et cela n’est pas étonnant, quand on sait que les dégustateurs reconnaissent unanimement le caractère fruité des rosés de Provence.

D’après une étude sur les arômes du rosé menée par Gilles MASSON, directeur du Centre de Recherche et d’Expérimentation sur le vin rosé, « en fonction de leur origine et de leur mode d’élaboration, les vins rosés présentent une palette aromatique très large : fraise, rose, ananas, citron, anis, fleur d’oranger, romarin… Même si l’on décrit souvent des odeurs florales, épicées ou grillées, la dominante est sur le fruit. Ce phénomène est la résultante de trois facteurs : le terroir, les cépages et le savoir-faire du vigneron ».

Les études sur les arômes des vins rosés permettent à la fois de connaître les molécules à l’origine de ces arômes fruités, qui font la typicité des vins rosés de Provence, et d’améliorer les techniques de culture et de vinification pour produire des vins aromatiques, typiques et hautement qualitatifs.

Ainsi, le laboratoire du Centre du Rosé, secondé par des laboratoires de recherche de Montpellier et de Bordeaux, ont mis en évidence 10 composés clés produisant une large part de l’arôme des vins rosés étudiés. Ces molécules développent des odeurs de fraise, de banane, de rose, de pamplemousse, de fruit de la passion, de compote de pomme et de caramel, comme l’ont constaté les trois jurys de dégustation du Centre du Rosé : un jury d’experts, un jury de professionnels et un panel de consommateurs.

Ces composés sont en fait des molécules aux noms un peu barbares pour la non-scientifique que je suis : l’acétate d’isoamyle (bonbon, banane, rose), l’octanoate d’éthyle (agrumes), l’hexanoate d’éthyle (framboise, fraise), l’acétate d’hexyle (ananas), l’acétate de 3-mercapto-hexyle (fruit de la passion), le homofuranéol (caramel, pain grillé)… et j’en passe !

Laissons donc ces analyses techniques aux chimistes ! Moi, finalement ce qui m’intéresse, c’est avec quels bons petits plats je vais pouvoir déguster mon vin rosé de Provence

Car oui, le vin rosé n’est pas seulement un vin d’apéritif ou de barbecue. Grâce à sa fraîcheur, il s’adapte aux cuisines du monde et aux plats épicés. Il s’accorde aussi à merveille avec des plats élaborés, dignes de grands restaurants, comme le suggère Nathalie Pouzalgues du Centre de recherche du rosé :

  • Saint-Jacques poivre et sel snackées, sauce orange mandarine
  • Gambas vapeur paprika, sauce soja ponzu et sel noir
  • Œuf mollet aux trois tomates
  • Ravioli porc crevette, sirop de tomate, gingembre épicé
  • Thon rouge snake tendre, sauce satay, légumes au wok
  • Calmar grillé cuit cru, graines de sesame, sauce rougail/mangue, riz thaï et artichaut
  • Travers de porc caramélisés au miel, marmelade diable, pommes Maxim’s
  • Tartare de bœuf menthe et coriandre
  • Le « secouez » tout fraise

Vous aussi, maintenant vous avez faim ? Voici quelques recettes pour vous mettre définitivement l’eau à la bouche…

Vous trouverez également dans ce guide pratique « Les instants du rosé de Provence » d’agréables suggestions de menus et des recettes pour tous les goûts et toutes les bourses autour du Rosé de Provence

Découvrez les vins rosés du Domaine Les Maurines

Notre cuvée élégance, un vrai rosé de gastronomie. Ses notes de fruits mûrs relayées par des notes florales composent une palette aromatique toute en finesse.A accompagner d’une côte de veau aux girolles ou de rougets poêlés et risotto à l’encre de seiche.

Véritable concentré de gourmandise avec des notes d’abricot soutenues par la fraîcheur des fleurs blanches. A boire sur un loup cuit au four ou des gambas rôties.

Un nez fruits rouges, une sensation de fraîcheur qui se développe au palais avec rondeur. A déguster avec les spécialités méditerranéennes: bouillabaisse, aïoli, petits farcis….

Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines

Pour plus d’informations sur les vins de Provence, consultez le site de l’Interprofession des vins de Provence

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, sachez apprécier, et consommez avec modération.