Quand je pense au vin rosé de Provence, j’ai immédiatement des images de soleil, de vacances, de paysages qui m’arrivent… Et cela n’est pas étonnant, quand on sait que les dégustateurs reconnaissent unanimement le caractère fruité des rosés de Provence.

D’après une étude sur les arômes du rosé menée par Gilles MASSON, directeur du Centre de Recherche et d’Expérimentation sur le vin rosé, « en fonction de leur origine et de leur mode d’élaboration, les vins rosés présentent une palette aromatique très large : fraise, rose, ananas, citron, anis, fleur d’oranger, romarin… Même si l’on décrit souvent des odeurs florales, épicées ou grillées, la dominante est sur le fruit. Ce phénomène est la résultante de trois facteurs : le terroir, les cépages et le savoir-faire du vigneron ».

Les études sur les arômes des vins rosés permettent à la fois de connaître les molécules à l’origine de ces arômes fruités, qui font la typicité des vins rosés de Provence, et d’améliorer les techniques de culture et de vinification pour produire des vins aromatiques, typiques et hautement qualitatifs.

Ainsi, le laboratoire du Centre du Rosé, secondé par des laboratoires de recherche de Montpellier et de Bordeaux, ont mis en évidence 10 composés clés produisant une large part de l’arôme des vins rosés étudiés. Ces molécules développent des odeurs de fraise, de banane, de rose, de pamplemousse, de fruit de la passion, de compote de pomme et de caramel, comme l’ont constaté les trois jurys de dégustation du Centre du Rosé : un jury d’experts, un jury de professionnels et un panel de consommateurs.

Ces composés sont en fait des molécules aux noms un peu barbares pour la non-scientifique que je suis : l’acétate d’isoamyle (bonbon, banane, rose), l’octanoate d’éthyle (agrumes), l’hexanoate d’éthyle (framboise, fraise), l’acétate d’hexyle (ananas), l’acétate de 3-mercapto-hexyle (fruit de la passion), le homofuranéol (caramel, pain grillé)… et j’en passe !

Laissons donc ces analyses techniques aux chimistes ! Moi, finalement ce qui m’intéresse, c’est avec quels bons petits plats je vais pouvoir déguster mon vin rosé de Provence

Car oui, le vin rosé n’est pas seulement un vin d’apéritif ou de barbecue. Grâce à sa fraîcheur, il s’adapte aux cuisines du monde et aux plats épicés. Il s’accorde aussi à merveille avec des plats élaborés, dignes de grands restaurants, comme le suggère Nathalie Pouzalgues du Centre de recherche du rosé :

  • Saint-Jacques poivre et sel snackées, sauce orange mandarine
  • Gambas vapeur paprika, sauce soja ponzu et sel noir
  • Œuf mollet aux trois tomates
  • Ravioli porc crevette, sirop de tomate, gingembre épicé
  • Thon rouge snake tendre, sauce satay, légumes au wok
  • Calmar grillé cuit cru, graines de sesame, sauce rougail/mangue, riz thaï et artichaut
  • Travers de porc caramélisés au miel, marmelade diable, pommes Maxim’s
  • Tartare de bœuf menthe et coriandre
  • Le « secouez » tout fraise

Vous aussi, maintenant vous avez faim ? Voici quelques recettes pour vous mettre définitivement l’eau à la bouche…

Vous trouverez également dans ce guide pratique « Les instants du rosé de Provence » d’agréables suggestions de menus et des recettes pour tous les goûts et toutes les bourses autour du Rosé de Provence

Découvrez les vins rosés du Domaine Les Maurines

Notre cuvée élégance, un vrai rosé de gastronomie. Ses notes de fruits mûrs relayées par des notes florales composent une palette aromatique toute en finesse.A accompagner d’une côte de veau aux girolles ou de rougets poêlés et risotto à l’encre de seiche.

Véritable concentré de gourmandise avec des notes d’abricot soutenues par la fraîcheur des fleurs blanches. A boire sur un loup cuit au four ou des gambas rôties.

Un nez fruits rouges, une sensation de fraîcheur qui se développe au palais avec rondeur. A déguster avec les spécialités méditerranéennes: bouillabaisse, aïoli, petits farcis….

Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines

Pour plus d’informations sur les vins de Provence, consultez le site de l’Interprofession des vins de Provence