Les Maurines, blog vigneron en Provence

Blog du Domaine Les Maurines à Pierrefeu (Var)

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Vin du monde né en Provence, le vin rosé enregistre en France une forte augmentation de sa consommation : il y a 20 ans, il représentait 10% du volume total de vin consommé, il en représente aujourd’hui plus de 24 %.

Si tout le monde sait maintenant que le vin rosé n’est en aucun cas un mélange de vin rouge et de vin blanc, sa méthode de fabrication reste encore inconnue pour beaucoup d’entre nous.

Les Maurines lève le voile sur ce mystère…

Le vin rosé possède son propre processus de vinification, qui dépend de la durée de contact entre les peaux et le jus du raisin. En effet, dans un grain de raisin noir, seule la peau est colorée, la pulpe ne l’est pas. La couleur d’un vin issu de raisins noirs dépend donc de la durée de ce contact, et c’est seulement en quelques heures que le vin rosé prend sa couleur, ses arômes et sa structure (alors que le rouge demande plus d’une semaine). C’est ici que tout le savoir-faire du vigneron intervient : pendant ces quelques heures décisives, il doit être particulièrement attentif et posséder un véritable « tour de main » pour réussir son vin rosé.

Après ces quelques heures de cuvaison, le jus peut-être retiré, pour fermenter dans une autre cuve. Le vin rosé est alors dit « de saignée », car le vinificateur saigne la cuve pour extraire le jus. En Provence, on élabore plutôt des vins rosés de pressurage direct, la pulpe et les peaux ne restent en contact que dans le pressoir, la durée de ce contact et la trituration lors du pressurage détermineront la couleur plus ou moins pâle du vin.

Pour le vin rosé, la fermentation alcoolique se déroule autour de 18°C. Il est nécessaire de réfrigérer les cuves de fermentation pour maintenir une telle température. Une fois cette étape terminée et les vins de cépages élaborés, les vins seront assemblés, filtrés et mis en bouteille.

La qualité et les saveurs du vin rosé dépendent de plusieurs paramètres :

  • Les cépages utilisés : Grenache, Syrah, Cinsaut, Mourvèdre, Rolle… ils offrent une palette d’assemblages très large. Par exemple, le Grenache et la Syrah sont les cépages qui produiront le plus les arômes d’agrumes, pamplemousse et fruit de la passion.
  • Le terroir, qui varie en fonction de la composition du sol, de sa réserve hydrique et du microclimat en vigueur. Cela aura un impact sur les teneurs en composés d’origine fermentaires (fruits rouges, banane, rose) et sur les molécules qui donnent au vin rosé ses arômes.

  • Le moment de la récolte : la composition du raisin change au cours de la maturation. Aussi, le choix de la date de récolte détermine la qualité du vin rosé obtenu, notamment sa richesse aromatique. Une récolte tardive avec une maturité avancée permet d’obtenir des vins rosés plus aromatiques et plus fruités.

L’inertage : l’oxygène de l’air altère la couleur et les arômes du jus fraîchement écoulé sous le pressoir. L’utilisation de gaz neutres (azote, gaz carbonique) permet de protéger le moût (le jus libéré lors du foulage) des oxydations, donnant des vins rosés plus fruités, avec une dominante agrumes (pamplemousse).

  • Le débourbage : le jus trouble obtenu après le pressage doit être clarifié. Un débourbage intense conduit à un jus clair et à des vins plus fins et plus fruités.
  • La macération de bourbes : les sédiments récupérés au fond de la cuve après débourbage peuvent renfermer des résidus de précurseurs aromatiques. Une « macération » de ces bourbes à basse température sous agitation peut permettre d’enrichir les vins en arômes.
  • La température de fermentation : la levure qui fermente peut produire des arômes différents, en nature et en quantité, en fonction de la température à laquelle elle travaille…

Découvrez les vins rosés du Domaine Les Maurines :

Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines


Quand je pense au vin rosé de Provence, j’ai immédiatement des images de soleil, de vacances, de paysages qui m’arrivent… Et cela n’est pas étonnant, quand on sait que les dégustateurs reconnaissent unanimement le caractère fruité des rosés de Provence.

D’après une étude sur les arômes du rosé menée par Gilles MASSON, directeur du Centre de Recherche et d’Expérimentation sur le vin rosé, « en fonction de leur origine et de leur mode d’élaboration, les vins rosés présentent une palette aromatique très large : fraise, rose, ananas, citron, anis, fleur d’oranger, romarin… Même si l’on décrit souvent des odeurs florales, épicées ou grillées, la dominante est sur le fruit. Ce phénomène est la résultante de trois facteurs : le terroir, les cépages et le savoir-faire du vigneron ».

Les études sur les arômes des vins rosés permettent à la fois de connaître les molécules à l’origine de ces arômes fruités, qui font la typicité des vins rosés de Provence, et d’améliorer les techniques de culture et de vinification pour produire des vins aromatiques, typiques et hautement qualitatifs.

Ainsi, le laboratoire du Centre du Rosé, secondé par des laboratoires de recherche de Montpellier et de Bordeaux, ont mis en évidence 10 composés clés produisant une large part de l’arôme des vins rosés étudiés. Ces molécules développent des odeurs de fraise, de banane, de rose, de pamplemousse, de fruit de la passion, de compote de pomme et de caramel, comme l’ont constaté les trois jurys de dégustation du Centre du Rosé : un jury d’experts, un jury de professionnels et un panel de consommateurs.

Ces composés sont en fait des molécules aux noms un peu barbares pour la non-scientifique que je suis : l’acétate d’isoamyle (bonbon, banane, rose), l’octanoate d’éthyle (agrumes), l’hexanoate d’éthyle (framboise, fraise), l’acétate d’hexyle (ananas), l’acétate de 3-mercapto-hexyle (fruit de la passion), le homofuranéol (caramel, pain grillé)… et j’en passe !

Laissons donc ces analyses techniques aux chimistes ! Moi, finalement ce qui m’intéresse, c’est avec quels bons petits plats je vais pouvoir déguster mon vin rosé de Provence

Car oui, le vin rosé n’est pas seulement un vin d’apéritif ou de barbecue. Grâce à sa fraîcheur, il s’adapte aux cuisines du monde et aux plats épicés. Il s’accorde aussi à merveille avec des plats élaborés, dignes de grands restaurants, comme le suggère Nathalie Pouzalgues du Centre de recherche du rosé :

  • Saint-Jacques poivre et sel snackées, sauce orange mandarine
  • Gambas vapeur paprika, sauce soja ponzu et sel noir
  • Œuf mollet aux trois tomates
  • Ravioli porc crevette, sirop de tomate, gingembre épicé
  • Thon rouge snake tendre, sauce satay, légumes au wok
  • Calmar grillé cuit cru, graines de sesame, sauce rougail/mangue, riz thaï et artichaut
  • Travers de porc caramélisés au miel, marmelade diable, pommes Maxim’s
  • Tartare de bœuf menthe et coriandre
  • Le « secouez » tout fraise

Vous aussi, maintenant vous avez faim ? Voici quelques recettes pour vous mettre définitivement l’eau à la bouche…

Vous trouverez également dans ce guide pratique « Les instants du rosé de Provence » d’agréables suggestions de menus et des recettes pour tous les goûts et toutes les bourses autour du Rosé de Provence

Découvrez les vins rosés du Domaine Les Maurines

Notre cuvée élégance, un vrai rosé de gastronomie. Ses notes de fruits mûrs relayées par des notes florales composent une palette aromatique toute en finesse.A accompagner d’une côte de veau aux girolles ou de rougets poêlés et risotto à l’encre de seiche.

Véritable concentré de gourmandise avec des notes d’abricot soutenues par la fraîcheur des fleurs blanches. A boire sur un loup cuit au four ou des gambas rôties.

Un nez fruits rouges, une sensation de fraîcheur qui se développe au palais avec rondeur. A déguster avec les spécialités méditerranéennes: bouillabaisse, aïoli, petits farcis….

Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines

Pour plus d’informations sur les vins de Provence, consultez le site de l’Interprofession des vins de Provence

Vin plaisir et vin fruité, vin fraîcheur et vin détente, le vin rosé, en ces jours ensoleillés, se débouche avec une évidence déconcertante… Sur un plateau apéro, sur une grande tablée ou sur une nappe de pique-nique, une bouteille de vin rosé nous apporte couleur et saveur d’un moment convivial partagé entre amis ou en famille.

En sirotant un verre de vin rosé, nous plongeons à coup sûr dans cette douceur printanière où nous nous laissons bercer par le bruit du vent dans les feuilles.

Rosé de Provence

Nous l’avons adopté pour ses accords évidents avec de nombreux plats, des plus exotiques aux plus basiques, mais c’est aussi, nous le savons moins, un vin royal : il fut le vin des rois et des cours des siècles durant. Avec le vin rosé, qui séduit de plus en plus de consommateurs en quête de simplicité, nous redécouvrons en fait les valeurs antiques du vin.

Le plus ancien des vins du monde est né en Provence…

Quand il raconte le terroir et le savoir-faire du vigneron qui le fabrique avec passion, le vin rosé nous renvoie à l’Art de Vivre provençal : convivialité, douceur de vivre et liberté.

Aujourd’hui, la Provence reste le fief du vin rosé, avec 42,2 % de la production française, dont les ¾ sont des AOC Côtes de Provence.

Selon les millésimes, nous retrouvons dans les vins rosés AOC Côtes de Provence une grande variété d’expressions aromatiques, avec des notes caractéristiques d’agrumes (pamplemousse, clémentine), de fruits exotiques (litchi, mangue, banane, ananas) ou de fleurs (buis, genêt, rose), des arômes de fruits rouges acidulés évoquant la fraise, la framboise, la griotte, des notes de violette, cassis mais aussi d’épices et d’aromates (poivre, anis, thym).

Rosé Les Maurines

Les vins rosés du domaine Les Maurines éveilleront votre palais à toutes ces saveurs :

Si vous voulez bien m’excuser, j’ai un verre de rosé bien frais qui m’attend pour une pause détente bien méritée…

Cécile d’Orthozen pour Domaine Les Maurines
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, sachez apprécier, et consommez avec modération.